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Sleeping Dogs avait réussi à me séduire lorsque j’ai eu l’occasion de le tester pendant quelques heures au travers d’une demi-douzaine missions. Après avoir maintenant eu le temps de retourner le jeu dans tous les sens, il est grand temps de vous livrer mes impressions sur mon coup de coeur de l’été.

Petit rappel pour ceux qui seraient passés à côté de ma preview sortie mi juin, je récapitule vite fait les prérequis, reprenant texto la présentation du jeu par Dan Sochan, producteur de Sleeping Dogs : Vous incarnez Wei Shen, un personnage originaire de Hong Kong. Suite à des démêlés avec les gangs locaux, ses parents l’ont envoyé aux USA, où il est devenu policier. Sachant qu’il a été en contact avec les triades dans sa jeunesse, on lui a demandé de rejoindre une unité spéciale à Hong Kong visant à les infiltrer et à faire tomber leur chef.

Tribute d’un style sombre et violent

Si vous ne l’avez pas encore remarqué, le jeu est un hommage aux polars noirs honk kongais. C’est donc un peu de Jonh Woo, d’Andrew Lau ou de Jonnhie To que l’on retrouve dans le scénario de Sleeping Dogs; et United Front Games ne s’en cache pas. D’ailleurs, ce scénario est selon moi un des gros atouts du jeu. En effet, si pour un titre étiqueté “bac à sable”, la durée de vie n’est pas exceptionnellement longue (20 à 30 heures de jeu) et le nombre de missions secondaires peu conséquentes ; on aura droit en revanche à des missions intéressantes et bien réalisées. Le tout y est servi dans un univers cohérent, avec une tension qui monte crescendo dans un rythme tout simplement parfait.

On commence son aventure larbin d’un gros bras local, et on entendra pas parler des haut-placés dans la hiérarchie des Sun On Yee (le gang infiltré) avant d’avoir bien entamé le jeu. Il en sera de même pour votre première arme à feu. Vous n’aurez pas la possibilité d'appuyer sur une gâchette avant la deuxième moitié du jeu, et sans que cela ne vous paraisse injuste.

Le king de Hong Kong

Alors, que fait-on durant la première moitié du jeu me demandez-vous un peu désemparés ? Et bien on se bastonne avec plus ou moins n’importe quel loubard de Hong Kong, au corps à corps, et de façon extrêmement violente. On retourne des mâchoires, on brise des omoplates et des tibias, on tue a coup de cabine téléphonique dans la face. Oui, pour un policier, Wei joue très bien le triade de base. Et heureusement pour le jeu, le système de combat fonctionne plutôt bien. Celui-ci ressemble au système apparu avec Batman : Arkham Asylum. On enchaîne les combo (on peut apprendre de nouveaux coups au fil de l’aventure), les projections, les contres et les “finish moves”.

Ces derniers bénéficient d’un système vraiment excellent. Wei peut interagir avec un bon nombre d’éléments du décors. Ce qui rend ce système intéressant, c’est qu’il y a suffisamment de possibilités d’interaction pour ne pas rendre cette mécanique lassante. On peut ainsi saisir un ennemi et, en fonction de l’élément à proximité, déclencher une action qui mettra définitivement notre opposant hors d’état de nuire. Un classique, la tête dans le mur après une course de 20 mètres.

Attention toutefois, les combats ne sont pas pour autant facile à gérer. Le tout nécessite un timing peu permissif et il ne faudra pas être trop approximatif, les coups des ennemis faisant bien souvent très mal à notre petit Wei.

Durant les combats, il est possible de remplir une jauge en enchaînant les combos et en variant ses attaques. Une fois remplie, Wei récupère de l’energie pendant un laps de temps. Ça peut vraiment vous sauver les miches quand il ne vous reste qu’un pixel sur votre barre de vie.

Wei 'Payne' Shen

Je vous ai parlé d’arme à feu un peu plus haut. Quand on ne passe pas son temps à étaler ses “skills” de kung-fu, on se transforme en fêlé de la gâchette et on allume tout ce qui bouge. Les “gunfights” ressemblent à ceux de n’importe quel TPS de ces dernières années. Mais avec la touche Hong Kong propre au jeu. Je m’explique. Il est évidemment possible de se mettre à couvert dernière à peu près n’importe quoi. Ce qui est intéressant et qui fait toute la subtilité de ces phases de gameplay, c’est qu’au moment de sortir de sa position “couvert” en sautant au dessus d’un muret par exemple, un “bullet time” de quelques secondes s’active, vous donnant la possibilité de coller un maximum de bastos entre les deux yeux de tous ceux qui se trouvent en face de vous.

Cela rend les combats dynamiques, car on passe sans cesse d’une position à couvert à une autre afin de bénéficier de cet avantage sur nos ennemis. Une fois proche d’eux, il est possible de les terminer à la main, de récupérer leurs armes et de les retourner contre eux. La panoplie de coups de notre agent est assez impressionnante.

Pro du volant

Après avoir parlé des combats au corps à corps et des gunfights, il me reste à vous parler d’un dernier aspect du jeu, les véhicules. On retrouve ici les classiques voiture, moto et hors-board, chacun avec un feeling différent.

Toujours avec ce côté ‘on vous en met plein la vue’ hong kongais, sachez qu’il est possible de sauter d’une voiture à l’autre, pour braquer un fourgon blindé ou pour récupérer le conducteur d’une voiture durant une course poursuite.

On peut également tirer tout en conduisant. Cela déclenche d’ailleurs un bullet-time (encore une fois) vous permettant de viser le conducteur ou un pneu pour un effet des plus impressionnant. Si la scène du freeway de Matrix Reloaded vous évoque quelque chose, et bien on est pile là dedans. La conduite est dans un style arcade pur où notre meilleur ami reste notre frein à main. Cela devient limite absurde quand on est à moto. Dommage...

Honk Kong lite

Si le jeu se déroule dans l’immense ville d’Hong Kong, ce sentiment d’espace ne se ressent pas dans le jeu. La carte est plutôt moyenne et est faussement augmentée via des trajets tracés qui paraissent plus long que prévus. On peut toujours prendre un taxi pour se rendre d’un point à un autre, mais personnellement, j’aime assez bien faire le ouf en voiture ou en moto. D’autant que si on joue connecté, la moindre portion sur route déclenche un chrono qui mettra en avant le temps d’un de vos amis. Toujours sympa d’imposer son pseudo dans le jeu d’un pote.

Un petit mot concernant le portage PC avant de conclure. J’avais annoncé ma crainte au niveau du moteur du jeu que je trouvais un peu vieillot. En effet, les périples du titre se font sentir à l’écran. Techniquement, le jeu fait un peu pale figure fasse aux grosses productions arrivées dernièrement, notamment au niveau des animations. Rien de catastrophique non plus, mais il est important de le signaler.

Il reste préférable de privilégier la version PC si possible, sortie avec un pack gratuit offrant des textures hautes définitions et quelques autres améliorations au niveau des graphismes. Il est cependant conseillé de jouer au pad d’après ce que j’ai pu lire ici et là, le combo du pécéïste clavier/souris ne fonctionnant pas du tout sur ce jeu.

Une belle surprise pour un jeu qui revient de loin

Sleeping Dogs est un bon jeu et il est difficile de le bouder. On lui pardonnera ses approximations au niveau de la conduite des véhicules, sa durée de vie un faiblarde ou encore son niveau de difficulté un poil trop gentil. On peut par contre saluer sa bande son exceptionnelle, sa violence folle (mais genre hallucinante quoi !) et son scénario très mature.

Une panoplie de DLC est déjà annoncée pour rajouter du contenu. On prend même plaisir à jouer les mannequins avec son Wei Shen. L’idée étant de se fringuer le mieux possible pour aller tabasser tous ceux qui font les malins dans Hong Kong. On joue un flic infiltré, d’accord, mais la ville nous appartient !

LES PLUS :

  • La violence
  • Le scénario
  • La bande son
  • Tout ce sang

LES MOINS :

  • Un peu court
  • Véhicules en savon
  • Un peu dépassé techniquement

Editeur : Square Enix

Développeur : United Front Games

Genre : GTA-like - aventure - TPS

Site officiel du jeu : www.sleepingdogs.net

Note : 17/20

Sep 3, 2012 by JonhyBleez

Sleeping Dogs est un bon jeu qu’il est difficile de bouder. On lui pardonnera ses approximations au niveau de la conduite des véhicules, sa durée de vie faiblarde ou encore son niveau de difficulté un poil trop gentil. On peut par contre saluer sa bande son exceptionnelle, sa violence folle (mais genre hallucinant quoi !) et son scénario très mature.

Sep 3, 2012 by JohyBleezphoto of 'Sleeping Dogs'

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