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Voilà. C'est déjà mon tour de partager avec vous une passion ou une affection singulière dans ce rendez-vous hebdomadaire qu'est le "Coup de Projo". Pour ne rien vous cacher, je rajouterais juste que tandis que j'écris ces quelques lignes, nous sommes vendredi, jour de publication du billet, qu'en arrière-plan, tourne actuellement la version alpha de Hawken et qu'en plus, j'ai un peu faim. Ceci étant dit : commençons.

Prête-moi ton Fû !

Dans un salon de thé du Japon de l'ère Edo, , une jeune et frêle serveuse voit sa vie bouleversée par la rencontre de deux étrangers. Le premier, aux allures de vagabond et aux manières de pirate se prénommant Mugen. Le second quant à lui, bien plus calme et étrangement posé, était un rônin du nom de Jin. Et si n'importe quelle personne saine d'esprit, sentant le coup fourré, aurait tenté de fuir cette situation pour le moins alarmante, ce ne fut pas le cas de Fû qui décela en ces deux personnages une certaine convenance. En échange d'un service rendu, elle va à tous deux leur demander de l'accompagner et de l'aider dans la quête du "samouraï qui sent le tournesol". Voilà pour ce qui est du synopsis. Mais pour faire simple et pour éviter de vous vendre le projet comme un vulgaire pornographe raté, je vais vous confier les trois raisons qui m'ont poussé, moi, à regarder cette série de bout en bout.

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Shin'ichiro Watanabe

Shin'ichiro Watanabe n'est pas un quidam sans importance. Il s'agit pour ceux du fond, du gars à l'origine de séries comme Macross Plus, Cowboy Bebop, mais qui aurait également réalisé deux segments d'Animatrix. Et pour tout vous dire, ça se ressent dès le premier épisode tant les protagonistes et l'histoire arrivent à vous emporter dans leur univers. Un univers si complexe qu'il devient presque impossible de se forger une opinion claire et concise sur l'un ou l'autre personnage. Qui est le mauvais restera longtemps une question sans réponse.

Kazuto Nakazawa

Un autre japonais au portfolio bien rempli qui aura sans le moindre doute contribué à la réussite de la série. Mais avant ça, il faut souligner que le gaillard a été réalisateur et directeur de l'animation sur des projets comme Kill Bill (l'anime, pas le film), Lupin III et quelques épisodes de Fatal Fury. Le bonhomme connait donc pour ainsi dire son affaire sur le bout des doigts. Le tout est soigné et le style de l'animation colle comme une tache sur un matelas au pitch du manga.

Avez-vous déjà vu ?

Dans la veine d'un Jin Tama, on retrouve ici des épisodes riches en anachronismes et autres séquences décalées. Vous aurez par exemple l'occasion de voir ce qu'aurait été le Baseball dans un japon médiéval ou encore, un samouraï bandit beat-boxer à la dégaine de ouf malade, la preuve en vidéo ci-dessous. Sans oublier que c'est l'ensemble au complet de la série qui bénéficie de cette espèce de ton totalement désynchronisé qui finit toujours par renouer avec le fil du scénario, et tout ça, avec brio.

Voilà, j'ai rempli ma part du marché. Maintenant, à vous de me dire si cette série vaut le triomphe qui lui est attribué, ou pas. Sur ce, la bonne soirée et un bon week-end.

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