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Après un développement aussi difficile à suivre que les milliers d'épisodes de Dallas, I Am Alive a en plus bien pris son temps avant d'être adapté sur PC ! Le titre d'Ubisoft Shangai est désormais mien, j'y pu y passer de longues heures, décortiquer toute cette progression en univers post-apocalyptique et maintenant, je peux enfin répondre aux questions que nous nous posions tous à son sujet...

C'était quoi encore ce jeu ?

Du post-apo, du vrai !Comme je vous le disais dans mon intro, le développement d'I Am Alive fût assez tumultueux ! Entamé en 2008 par les studios Darkworks, le projet nous avait semblé être une première fois abandonné, cette équipe n'ayant pas les moyens de ses ambitions. Mais heureusement, il fut officiellement repris quelques mois après (début 2009) par Ubisoft Shangai qui avait pour mission de relever le niveau du moteur graphique notamment. I Am Alive était alors presqu' entièrement détruit pour être reconstruit avec le célèbre moteur d'Ubi utilisé pour Splinter Cell : Conviction.

Mais là aussi, de nombreuses difficultés se sont posées, personne n'entendait plus parler de ce titre qui avait pourtant su séduire d'innombrables gamers avec un superbe trailer à l'E3 2008. Le projet avait semble t'il encore été abandonné par manque de capacités à mettre en place une idée si imposante surfant sur la vague des plus grands films post-apocalyptiques du moment.

Mais c'est encore une fois l'E3, dans son édition 2010, qui fit en sorte qu'I Am Alive (le) soit encore ! Proposant enfin quelques informations à la presse et des images un peu plus concrètes sur le gameplay. Le jeu renaîssait une fois de plus de ces cendres pour ce qui allait donner le jeu que j'ai aujourd'hui sous la main. Ubisoft ayant sans doute mis un frein à l'ambition de ce titre sans limites, I Am Alive restait tout de même intéressant, mais l'approche des joueurs tels que moi était maintenant un peu plus sceptique.

Qu'est ce que le choc ?

Un monde en ruine assez bien mis en placeLe choc, c'est le terrible évenement qui a dévasté le monde d'I Am Alive. Mais quoi que vous fassiez au fil du jeu, vous ne saurez jamais de quoi il s'agit vraiment ! Tremblement de terre, météorite, tsunami... personne ne vous le dira, ce sera à vous de voir comment vous avez envie d'interpréter les choses, vous en êtes totalement libre ! Mais le fait est là, tout le monde connu est mort, les villes ne sont plus que des ruines poussièreuses, les immeubles s'étant écroulés, des cratères se sont également créés un peu partout sur ce qui était alors des avenues commerciales, il ne reste plus rien à part une brume toxique qui gâche la vue au moindre déplacement du personnage.

Le personnage c'est Adam. Un an après ce fameux choc, il arrive enfin à ce qu'il reste de sa maison d'Haventon et espère y retrouver sa femme et sa fille. Mais évidemment sa famille n'est plus là, il ne reste qu'une lettre lui apprenant que celle-ci était partie dans un camp de réfugiés et qu'elle l'invitait à le rejoindre. Le héro va ainsi repartir pour un long périple, qui l'amènera à traverser de nombreuses villes délabrées, faire de nombreuses reconctres amicales et d'autres beaucoup moins...

Ca se joue comment ?

Certaines phases de jeu manquent de fluiditéVous l'aurez sans doute compris, quand on parle d'I am Alive, on parle évidemment d'un jeu d'action/aventure. On incarne donc un personnages aux capacités sportives indéniables, mais pas increvable pour la cause. Je découperai d'ailleurs le gameplay en deux phases spécifiques dans ce test.

La première phase, qui s'avère être la majeure partie de la progression, consite à faire de l'exploration de ville pure et à la dure ! Vu que le terrain est vraiment très accidenté, les passages de grimpettes et autres sauts périlleux sont légions. Et bien sur, comme les ennuis vont toujours de pair, il faudra faire avec la barre d'endurance ! C'est un peu logique me dire vous, mais chacun des efforts d'Adam consomme de l'énergie. La première clé du succès sera au final d'avoir une bonne gestion de cette barre d'endurance.

Ce système de barre d'endurance n'est pas très original, mais apporte un petit surplus de réalisme au jeu et un petit stress suplémentaire. Sa gestion n'est pas des plus compliquée, elle a rarement fait appel à mes capacités cervicales. Elle aspire a Adam d'effectuer certains types de sauts plutot que d'autres et de ne pas toujours courir comme un paniqué. La prise est main du héro ne pose pas de gros problème, rapide à prendre en main et répétitive. Le soucis vient par contre des différents sauts, assez inégaux et de l'escalade qui présente pas mal d'imprécisions, qui peuvent être combinés à la raideur du personnage et quelques soucis caméra.

La bonne gestion des rencontres est primordiale !La deuxième phase concerne les rencontres effectuées. Adam n'est pas seul, il reste beaucoup de survivants aussi désepérés les uns que les autres qui n'ont pas pu s'enfuir. Certains gardent un minimum de morale et récalemeront plus vite votre aide que d'autres, qui n'auront en tête que de vous découper en rondelle pour vous dépouiller... la aussi il faudra bien gérer les rencontres, car la plupart pourrait très vite dégénèrer en combat mortel.

Il ne sera pas toujours utile de dégainer l'une de vos armes, une simple fuite calme peut être beaucoup plus efficace ! D'autant plus que les munitions pour le pistolet ou l'arc sont extrêmement rares, je n'ai jamais eu plus de deux balles, ou deux flèches dans mon équipement. La menace d'un fusil à vide braqué sur l'ennemi peut aussi être un arme intéressante pour survivre ! La vue passe alors en vue subjective, le temps d'intimider son opposant et de s'enfuire calmement, où si l'envie vous venait de le pousser dans un fossé, ou de sortir votre machette par surprise, c'est possible aussi, mais à vos risques et périls. Ces combats sont au final assez aléatoires, on ne sait jamais comment ils vont se passer. Les attaques par surprise c'est aussi l'affaire des méchants, qui ne manqueront pas de vous sauter dessus, où le mec qui vous assome par derrière. Le stress est toujours présent, on ne sait jamais de quand et de quel côté le danger peut survenir.

Ce concept de combat m'a beaucoup plus, une fois de plus s'appuyant sur un certain côté réaliste. Les survivants ont chacun leur type de réaction, l'utilisation des armes doit se faire avec intelligence et parcimonie. D'autant plus qu'une balle ou une flèche ne tuera pas forcément l'agresseur si elle ne va pas se loger dans sa tete ! Un peu trop de stress, un pas de trop et la précieuse munition peut également être gâchée et votre mort imminente. La moindre erreur se paie souvent cash...

Et quand on meurt, s'passe quoi ?

Sauver des vies, ça en rapporte !Au niveau de la mort c'est très simple : on a trois tentatives caméras. A chaque décès, on en gaspille une pour réessayer. Si on les gaspilles toutes et bien on recommence tout le châpitre ! Il est évidemment possible de récupérer des tentatives, notamment en aidant les nécéssiteux au fil de l'aventure. Les gens qui feront appel à vous ne vous laisseront pas dans la mouise si vous les aidez correctement, le plupart du temps en vous récompensant d'essais supplémentaires.

A ma grande déception, il est également possible de jouer en mode facile, où les tentatives sont illimitées. Je pense qu'il faut éviter ce mode à tout prix si on veut un minimum de challenge ! Vraiment, j'ai été surpris par un tel ajout dans ce genre de jeu. A contrario, et ça c'est vraiment hard, dans le mode mode survie c'est au joueur de récupérer tout seul ses tentatives au cours du jeu, il n'en aura même pas une gratuite au début du jeu.

Heureusement, les combats mortels n'ont pas lieu toutes les trois minutes et les sauts périlleux ne représentent pas de défis insurmontables. En 6 ou 7 heures, il y a moyen de terminer le jeu. Les châpitres ne sont donc pas très longs. C'est quand même un peu râlant quand on doit tout refaire, mais ça permet de bien se reprendre en main pour la suite.

Pourquoi c'est tout gris ?

C'est pas toujours très clair à l'écran...La poussière est omniprésente, recouvrant tout sur son passage. Gâchant la vue du joueur, c'est en grande partie pour qu'il soit bien dans l'environnement apocalyptique, mais un petit peu aussi pour cacher les inombrables défauts graphiques et techniques malheureusement. J'avoue que sur mon super PC, quelques textures font peur à voir pour un jeu de cette trempe, je regrette que le temps pris en plus pour l'adaptation d'I Am Alive sur ordi n'aie pas été mis profit pour réhausser un peu les graphismes, que personne n'aie pensé retoucher et mettre un peu plus de soin à la qualité de l'image. Si vous vous essayez à ce titre, je vous conseille même de passer par les règlages de votre cartes graphiques et les règlages du jeu, afin d'améliorer un peu le rendu et éviter certain bugs.

Quoiqu'il en soit, l'univers survival est assez bien retranscrite. Le côté sombre fait quand même son effet, obligeant le gamer à utiliser sa carte au lieu de repères visuels directs. Le brouillard ne laisse également aucune place à l'anticipation ! Comme je vous le disais plus haut, le danger peut venir de partout et vu que tout est gris et que la visibilité est mauvaise, on a encore plus l'effet de surprise lors d'une attaque. L'avancée se doit toujours d'être lente et prudente à cause de cette purée de poids.

Et sur PC y'a quoi qui change ?

Les balles sont rares, la menace est un arme à ne pas oublier !C'est la seule question à la quelle je ne sais pas répondre (j'ai également la version PS3). Franchement, en sept mois qui le sépare de sa version consolisée, les choses n'ont pas changé ! Que ce soit au pad où au clavier, les soucis techniques sont les mêmes, les graphismes n'ont pas été améliorés,... Donc à part le fait d'intégrer la possibilité de jouer à I Am Alive sur Windows avec un clavier PC et une souris, je ne vois vraiment aucun changement. Peut être quelques effets de limières éventuellement.

En tout cas, le jeu n'est pas compatible avec le SLI ou le Crossfire, ce que je trouve assez bizarre après 7 mois de développement supplémentaire ! Ce n'est surement une grosse perte en terme de qualité, mais cela pose surtout quelques problèmes de stabilité et des bugs lors des lancements du jeu. Dommage vraiment que tout ce temps d'attente n'aie pas été mieux mis à contribution, car un tel titre aurait mérité mieux.

Et ton avis ô grand maître Laurent ?

Pour 15€, c'est un bon jeu !Pour moi, I Am Alive ressemble à un gros hit raté que l'on a essayé de pousser sur le marché à tort et à travers. L'ambition de base de ce titre n'a jamais pu être retranscrite, faute de moyen techniques et financiers sans doute. Des textures inégales, une durée de vie un peu faiblarde, des approximations dans son gameplay,... plein de petit défauts qui font tiquer les puristes. Franchement, si I Am Alive était sorti en version boîte à 50€, j'aurai crié au scandale ! Ce qui le sauve justement, c'est sans doute son style de disponibilité et son prix, car pour un jeu téléchageable à 15€, là ça devient quand même beaucoup plus intéressant. Contre cette somme on aura plus de plaisir à progresser dans cet univers bien mené et gérer les différentes rencontres stressantes en oubliant tous les autres soucis. Au final I Am Alive présente un bon rapport qualité/prix, rien de plus... Je trouve vraiment dommage que tout le potentiel de l'idée de base n'est pas pu être exploitée à fond.

Les +

  • - Ambiance bien mise en place
  • - Du post-apo sans zombies ou mutans, ça change !
  • - La gestion aléatoire des rencontres
  • - Un bon mix entre jeu de plateforme et FPS

Les -

  • - Trop d'approximations dans les déplacements
  • - Un desing et des graphismes vraiment pas top
  • - Scénario un peu bateau et peu passionnant
  • - Un peu répétitif

Editeurs : Ubisoft

Développeurs : Ubisoft Shangai

Genre : Action/Survival/Plateforme

Multijoueurs : Non

Classification : Déconseillé aux -18 ans

Existe sur : PSN/Xbox Live/Steam/Ubishop

Note : 15/20

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