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Ce test a été écrit par une personne seule; aux origines ethniques multiples, aux opinions politiques controversées et à la croyance religieuse scandaleuse.

Ubisoft tente ici avec Assassin’s Creed 3 : Liberation de proposer un titre équivalent aux versions “salon” de la saga. La PS Vita, quant à elle, a besoin d’un gros titre pour espérer booster ses toujours très faibles ventes. L’arrivée d’un nouveau jeu associé à une licence forte peut clairement faire pencher la balance dans le bon sens. Reste à savoir si le jeu en question est lui à la hauteur des attentes que l'on a. Alors, qu’en est-il de cet épisode ? Élément indispensable ou à ranger aux côtés d’autres spin-off sorties sur portables et mobiles ?

Liberation, un jeu ambitieux


On rencontrera Connor durant notre péripleLe jeu est développé par Ubisoft Sofia, sous l’oeil bienveillant d’Ubisoft Montreal. Liberation se veut être un vrai épisode, complètement intégré dans l’histoire de la saga. En ce sens, j’entends là monde ouvert et liberté d’actions, grande ville et environnement à explorer.

Liberation met en scène Aveline, une première dans un Assassin’s Creed, le personnage principal étant une héroïne. La dernière chose à mettre en avant, c’est le développement de la perspective des Templiers dans leur combat contre les Assassins.

Cet épisode est donc un gros challenge pour Ubisoft, qui tente d’innover sur de nombreux plans, tant au niveau du gameplay qu’au niveau de son scénario. Le pari a-t-il été relevé ?

Une fiction dans le réel

 

Répondons tout de suite. En grande partie, oui. Je n’ai pas vu le temps passer, signe que le jeu nous plonge vraiment dans son histoire. Le personnage d’Aveline et son charisme y aidant beaucoup.

Les doublages sont quant à eux moins crédibles, mais on passera à coté de ce petit bémol durant les cut-scenes qui sont comme dans tout Assassin’s Creed, très cinématographiques et servant l'histoire. Reste à garder son esprit concentré pour bien accrocher tous les éléments au fil rouge, parfois un peu décousu. Des aller-retour fréquents vers la base de données de l’Animus seront nécessaires pour bien tout accrocher et ne pas pas se perdre en chemin. En bref, la narration est un peu en dessous de ce que l’on n’avait l’habitude de voir.

Les thèmes abordés sont très adultes. On parle dans cet épisode d’esclavagisme dans la Louisiane du XVIII ème siècle, des colonies et de la lutte des pouvoirs entre Français, Espagnole et Britannique, mais également du rôle de la femme dans la société. Une fiction intéressante sur cette époque, et sur le combat entre les Templiers et les Assassins.

Aveline : 3 en 1

 

Liberation tente des choses, je vous l’annonçais plus haut. Une des plus grosses spécificités du titre se situe au niveau des capacités de notre héroïne. Notre jolie dame métisse peut s’équiper de plusieurs costumes, chacun lui offrant un type de gameplay différent.

En fonction de celui qu’elle porte, elle sera en mesure de faire ou non certaines actions. Ce qui change aussi, c’est le comportement des personnages en jeu à la vue d’Aveline. On retrouve à divers endroits de la ville des magasins qui serviront de dressing room à notre belle afin qu’elle puisse changer de vêtements.

On aurait pu penser que ces costumes offriraient de nombreuses possibilités quant à la réalisation des missions mais dans les faits, ceux-ci nous sont bien souvent imposés et il est parfois énervant de devoir absolument se changer pour continuer la mission et faire avancer l’histoire.Redemption song

Un système de recherche pour chacune de nos "personnalités" est mise en place. En fonction des actes illégaux que l’on commet quand on porte un costume, une jauge de notoriété se remplie. Tant que l’on ne dépasse pas le jaune, on attire pas l’attention de la foule. Pour faire diminuer l’attention apportée, on peut soit faire disparaître les témoins d’un de nos méfaits, arracher les avis de recherches que nous retrouvons dans la ville ou soudoyer les bonnes personnes.

Ce triple gameplay est vraiment séduisant. Mais le costume de la dame et sa lenteur pourront en faire crier plus d’un, tant la différence au niveau des déplacements avec les deux autres classes est énorme.

La Vita è bella


Un opus sur PS Vita se doit de mettre en avant les spécificités de la console, c'est la coutume. Alors, quand c’est bien pensé et que ce n’est pas que gadget, c’est chouette. A l’inverse, un feature mal calibré, juste là pour faire beau peut rapidement agacer, surtout quand ça ne fonctionne pas. 

Dans cette dernière catégorie, on ciblera particulièrement le déchiffrage de parchemin à l’aide de source lumineuse ou l’ouverture des lettres à l’aide des deux pavés tactiles à utiliser simultanément. Gadget et peu convaincant. Ce qui fonctionne et qui augmente réellement le gameplay, ce sont les multiples kills et le vol à l’aide des écrans tactiles. Pagayer à l'aide du pavé tactile arrière est également une bonne idée.

Tout comme l’était Assassin’s Creed II en son temps, ce premier épisode sur Vita manque de finition globale, et c'est rageant. A vouloir trop en faire, il est difficile d’aller en profondeur dans tout ce qu’on entreprend.


La belle sait user de ses charmesLe jeu souffre dès lors de nombreux petits bugs, parfois anodins, parfois vraiment dérangeants. On citera pèle-mèle des problèmes de collisions, des repop trop brusques, des baisses de framerates en ville, des combats en mêlée très brouillons. Fort heureusement, le combat à distance est lui bien efficace... et à privilégier.

Un must-have pour tous !

 

A coté de cela, le jeu possède une vraie aura et n’a rien à envier aux autres épisodes. C’est tout simplement un des meilleurs jeux de la portable de Sony. Riche en choses à faire avec une durée de vie honorable, beau et fluide, des terrains de jeu immense,...

Ubisoft a réussi son pari et propose un jeu que tout possesseur de Vita se doit d'avoir.

Entre l’aventure solo, ses quêtes annexes, le commerce à développer, la recherche de pages et des oeufs de crocodile ainsi que les challenges dans les missions pour les finir à 100%, le mode mulitjoueur, on a vraiment là du contenu de qualité sur lequel on passera volontier du temps, le nez plongé dans une histoire épique.

Le jeu ne justifie sans doute pas à lui seul l’achat de la console, mais s’il en est un jeu à conseiller pour accompagner l’achat de cette dernière, Assassin’s Creed 3 : Liberation serait en tête de mes propositions.

Maintenant qu’Ubisoft a trouvé ses marques avec ce premier essai sur Vita, pourquoi ne pas nous faire cadeau d’une suite, mettant de côté toutes les petites choses gênantes qu’on ne veut plus voir pour arriver à un résultat proche du très bon AC3.

Un Assassin’s Creed aujourd’hui se doit d’avoir son mode multi. Je n’ai pas eu l’occasion de mettre la main dessus. Je reviendrai sur ce mode dans un billet le détaillant complètement. Juste pour information, le multijoueur d’Assassin’s Creed : Liberation est un jeu de gestion. Je vous en dis plus très vite !

Les +

  •  Assassin's Creed sur Vita
  •  Le contenu, presque comme sur console
  •  Foncer à toute vitesse dans le Bayou
  •  Un scénario adulte qui s'imbrique dans la meta histoire

Les -

  •  Manque de finition globale
  •  La narration un peuen dessous
  •  Baisse de framerates
  •  Le didacticiel qui casse les burnes
  •  On ne sait pas toujours comment faire

Editeurs : Ubisoft

Développeurs : Ubisoft Bulgarie

Genre : Aventure / Action / Epique

Multijoueurs : oui

Classification : Interdit aux -18ans

Existe sur : PC, Xbox 360 et PS3

Note : 16/20

★★★★☆

 

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