Sommaire

Fermer

thumbnail

Depuis la sortie de la Super Nintendo, on ne compte plus le nombre d’adaptations de la très célèbre franchise des Dragon Ball sur console. Il ne fallait donc pas s’étonner de voir des éditeurs peu scrupuleux ressortir de leur cave une version légèrement dépoussiérée des célèbres Dragon Ball Z Budokai.

Aujourd’hui, Namco propose Dragon Ball Z : Budokai HD Collection, une compilation “plus jolie” des Budokai 1 et 3. Rappelez-vous de ces jeux de combats sortis en 2002 et 2004 qui proposaient des luttes épiques dans un univers Dragonballiens.

Le jeu offre le choix entre budokai et Budokai 3. C’est là que le premier point négatif surgit de derrière les buissons tel un ratatat en furie ! Une fois le choix fait, impossible de revenir en arrière. Nous sommes obligés de couper le jeu et de nous farcir à nouveaux l’opening (et ça, pour le fainéant que je suis, c’est assez horripilant). Face à ce choix, une question nous vient rapidement à l’esprit : mais où est donc passé le 2e opus ? Certes ce n’était pas la meilleure des adaptations, mais à quoi bon acheter un objet de collection s’il n’est pas complet ? Car ce n’est sans doute pas pour l’ajout des trophées et la remastérisation des graphismes que le fan va ouvrir sa bourse.

Un gameplay désorienté.

Après tant d’année, on se dit que les éditeurs auront sûrement améliorés le gameplay et corrigés les bugs. Mais c’est là que l’on se trompe, nous nous retrouvons face à une version pauvre et limitée. Car même si le gameplay était efficace à l’époque, le jeu est maintenant complètement dépassé. Que ce soit au niveau technique, graphique ou scénaristique, c’est un vrai retour en arrière depuis l’heureuse époque des Tenkaichis.

Une version liftée plutôt qu’Hdée.

Côté graphisme, on assiste à ce que j’appelle “le massacre de la 3D”. Pourquoi les éditeurs s’acharnent-ils à vouloir passer en 3D des dessins pourtant si beaux en 2D ? En regardant mon épisode quotidien de dora l’exploratrice à la télévision, je suis un jour tombé sur une version 3D de Winnie l’ourson. La seule réaction face à cela était le typique “wathafack ?!”

Ici c’est pareil. Les dessins d’Akira Toriyama sont mis de côtés pour laisser place à une sorte de version lisse de la version PS2. Le côté pixellisé de 2002 donnait un charme au dessin, mais à l’heure actuelle cela ne fait que rajouter une couche aux défauts du jeu.

Une bande son à en faire pleurer un sourd.

Au niveau sonore, on aura vite fait de couper le son de sa télé. Malgré un doublage japonnais relativement bien fait, la bande son est particulièrement mauvaise mais décalée par rapport à l’univers sonore de la série.

Les japonnais sont réputés pour leurs ambiances musicales aux guitares endiablées, ce qui a le don de vite devenir insupportable quand cela est mal réalisé.

Concernant le doublage japonais dans la version 3, il n’est pas vraiment indispensable. Les dialogues sont aussi importants que lors d’un match de catch entre un lutteur mexicain et un sumo .

Un premier opus dont il faudrait abréger les souffrances.

Le premier opus est celui que marque le plus le manque d’évolution entre le jeu sorti sur ps2 et son homonyme sur ps3.

La première version de Budokai s’était faite remarquer par son respect assez strict de l’oeuvre d’Akira Toriyama. Malgré son manque de liberté de mouvements et son nombre de personnages limités (25 dans cet opus), la nouvelle gestion des attaques par les “ki” apparaissait ici comme ce qui allait être la première pierre à l’édifice que serait les budokai.

Le mode scénario de cet épisode suit l’histoire permettant de rejouer des moments clés. Cela offre donc au joueur le plaisir de se battre et de suivre l’histoire de Dragon Ball Z le plus fidèlement possible.

Tout cela est bien beau mais déjà présent en 2002 et maintenant complètement dépassé depuis l’ère des Tenkaichis.

Budokai 3, une version plus intéressante.

Graphiquement, le 3e opus est déjà nettement plus intéressant. Les personnages sont de nouveaux en dessin 2D et cela redonne un charme certain aux combats. Cependant les décors ,bien que représentant parfaitement l’univers DBZ, sont pauvres. Les zones de combats sont vides et sans véritable intérêt.

Le gameplay est moins compliqué que la version de 2002. Nous avons la possibilité d’accéder aux mouvements clés directement grâce aux gâchettes. Les combats sont beaucoup plus intéressants, nous permettant de passer en mode hyper et de sortir une attaque ultime avec une mise en scène pleine de charme.

Le mode scénario nous permet de parcourir le monde en se déplaçant dans les airs entre les différentes missions. Cela donne donc la possibilité de partir à la recherche des 7 boules de cristal, d’améliorer son personnage ou encore de participer à des combats optionnels.

Un contenu plus abouti et plus riches donc mais qui n’est sans doute pas suffisant pour le plus grand nombre des joueurs actuels.

Un point positif tout de même ?

Un point positif, pour ceux qui aiment se faire du mal : la durée de vie. Budokai 3 nous propose le choix entre 38 combattants dans le mode duel et 11 personnages afin de parcourir le mode scénario.

Tout cela permet aux joueurs les plus acharnés de passer des heures et des heures à pouvoir réaliser des kamé hamé ha dans tous les sens, de développer des techniques secrètes et d’améliorer son personnage afin de devenir un véritable super Saiyan.

A la fin de ce test, une dernière question me taraude ! A quoi bon sortir une version HD de la saga si les capacités techniques sont restées les mêmes qu’en 2002 ?

Un cadeau à offrir ? Pour moi ce sera non, on attendra une version HD des Tenkaichis pour essayer de remonter le niveau d’une telle oeuvre.

Editeurs : Namco Bandai

Développeurs : Namco Bandai

Genre : Combat Multijoueurs : 2 joueurs

Classification : Déconseillé aux -12 ans

Existe sur : Xbox 360 et PS3

Note : 10/20

Plus d'images