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Qui n’a jamais rêvé de devenir Hamilton, Vettel ou Schumacher ? Cela sans pour autant devoir obtenir un master en mécanique ? Nombreux aujourd’hui sont les jeux de Formule 1 qui s’adressent uniquement aux plus acharnés des conducteurs de belles voitures, laissant les néophites de l’automobile complètement sur le côté.

Alors qu’habituellement Codemaster en fait partie et nous sort des jeux de simulations pointus tels que “FI”, “Colin Mc RaeRally” ou encore “Dirt”, l’entreprise britanique nous offre ici un “Mario-kart like” dont l’univers graphique et musical nous fait quand même fortement penser à “Buzz”.

Dans F1 Race Star, on oublie les graphismes de hautes qualités qui nous donnent l’impression d’être sur le macadam pour laisser place à des graphismes mignons.

Grâce aux licences Formula 1, nous pouvons faire un championnat du monde en mode cartoon. Les pilotes et les équries de la saison 2012 sont bien évidemment présents, de manière complètement caricaturée, et ça marche! Pour quelqu’un dont l’intérêt porté aux courses automobiles est aussi intense que l’énergie d’un ronflex, j’ai quand même réussi à reconnaître quelques pilotes du premier coups d’oeil.

Côtés décors, les 11 circuits mélangent aspects réels et fantaisies en tous genres C’est ainsi que l’on peut retrouver le Raidillon de l’Eau Rouge de Francorchamps, la chicane du Monza de Monaco où encore les sorties de stands d’Abu Dhabi, le tout agrémenté de tremplins, de loopings, de raccourcis et de toutes sortes de petits plaisirs qui donnent un côté fun aux courses.

Une intelligence artificielle qui manque de fougue

Un point faible du jeu qui entachera fortement les bons côtés de l’environnement, c’est une intelligence artificielle complètement à la masse. Après quelques courses, on se rend vite compte que ce n’est ni la stratégie, ni l’habilité du joueur qui permetteront de gagner la partie.

Les pilotes contrôlés par notre chère station de jeux sont aussi butés que des lemmings face à un mur de titanne. La trajectoire des karts reste la même quoi qu’il arrive, et si par malheur nous nous retrouvons devant Vettel lorsqu’il désire aller chercher un item, on sera assené de petits coups jusqu’à ce que l’on le laisse passer par énervement.

C’est dans l’espoir de quitter le peleton démoniaque que l’on s’empresse de prendre la première place à toute vitesse, mais c’est sans compter l’ajout des dangereux items que l’IA peut recevoir pour nous contrer de toutes les façons possibles.

C’est lorsque l’on est premier que le déluge d’attaques se fait le plus ressentir. L’IA obtient alors toute une série d’items qui rendront la course vraiment désagréable. Missiles à tête chercheuse, voiture de sécurité limitant la vitesse du leader ou encore téléportation, tout un tas de petits cadeaux qui auront le don de vous faire passer de la première à la dernière place, et cela même sur la ligne d’arrivée !

La stratégie se limitera donc à pousser sur le champignon et espérer obtenir les meilleurs items si l’on veut pouvoir finir la course premier.

Les composants classiques d’un jeu de course

Malgré un nombre peu élevé de pistes, on peut reconnaitre que ce ne sont pas les modes de jeux qui manquent. Le mode carrière est composés de 29 mini-championnats aux difficultés croissantes. Différents types de courses sont proposés aux joueurs : éliminatoires, slaloms, classiques, etc.

Cependant, tout cela restant sur les 11 mêmes pistes et comprenant les défauts de gameplay repris ci-dessus, on aura vite fait d’abandonner le mode solo pour se tourner vers un mode multijoueur qui nous offre plus de subtilités.

Un mode multijoueur qui permet au jeu de se retrouver dans toutes les soirées geeks entre potes. Avec une bière sans alcool à la main, quelques chips chinoises (dont nous tairons la marque) et quelques copains dans le divans, le jeu est quand même beaucoup plus fun. Il n’y a rien à dire, faire le tour de Belgique avec Shumy sur un kart, c’est quand même assez marrant.

Le multijoueur en ligne quand à lui rassemble 12 joueurs de partout autour de la planète. On ajoute alors aux items une option permettant d’inverser les commandes du leader et c’est là qu’on voit quels sont les véritables professionnels de la conduite automobile.

On ajoute aux modes multijoueurs et carrière les classiques courses simples et contre-la-montre, nous avons maintenant un canevas classique de jeux de courses.

Un jeu pour toute la famille

En conclusion je dirais que F1 Race Star est avant tout un jeu destiné à réunir les familles permettant à Papa de faire découvrir le monde de la F1 à sa progéniture. Un jeu sympa qui réunit tous les composants classiques d’un jeu de course mais qui doit encore assumer les erreurs de sa jeunesse et regler les quelques imperfections qui empêchent le jeu de monter en puissance.

Codemaster envoie du lourd pour contrer l’empereur à la salopette bleue mais cela ne vaudra malheureusement pas mieux qu’un bon Mario Kart ou un Crash Team Racing.

Les plus

  • Des graphismes sympa
  • Un multijoueur 4 personnes en écran splitté
  • Un jeu pour toute la famille 

Les moins

  • Une IA pas très intelligente
  • Du déjà vu au niveau des items
  • Peu de circuits différents

Editeurs : Codemasters

Développeurs : Codemasters

Genre : Course

Multijoueurs : 4 joueurs en écran splitté
ou 12 joueurs en ligne

Classification : Tout public

Existe sur : Xbox 360, PS3 et PC

Note : 12/20

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