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Nous vous l'avions promis, notre séléction des jeux de l'année est enfin là. A la rédaction, la consigne était pourtant simple : "Et si vous ne deviez retenir qu'un seul jeu ?". La tâche fut aussi ardue que délicate, mais tout le monde s'en est très bien sorti. Et puis en plus, un titre est sorti deux fois. Si ça c'est pas un signe.

Gilles E aime Max Payne 3

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Il est sorti le 15 mai 2012 et on l’attendait depuis très longtemps ! Quand j’ai joué au premier, la plupart de mes collègues - et néanmoins collègues - du site étaient encore de ravissants enfants... Laurent découvrait la Game Boy Color, Washi, avait alors de très mignonnes boucles brunes, Mr Bleez tuait déjà des mouches à la tronçonneuse, Gilles P découvrait l’émotion en même temps que les pages lingeries des trois Suisses, Bastien découvrait les vertus de la procrastination en disant qu’il rangerait ses barbies demain et Pada sortait de son oeuf !

Lui, le héros qui a fait sa réapparition le 15 mai, est à quelques milliards de toutes ces préoccupations. Lui, c’est un flic, ou plutôt un putain d’ex-flic comme dirait l’inspecteur Harry. Lui, il ne s’étonne plus de rien, il n’a plus rien, il n’est plus rien. Il a perdu ses rares illusions en même temps que sa femme et son enfant. Dans son troisième jeu, ce looser magnifique, cet empereur des blasés, ce justicier déchu n’a plus rien à perdre et il met son flingue, son sens inné de la déconnade et sa bonne humeur communicative au service du plus offrant.

Gorille d’une famille aussi fréquentable que celle de Berlusconi, il connaîtra les pires difficultés. Une solution pour s’en sortir ? L’incontournable bullet-time !

Gilles Péon aime Darksiders 2 (et Pada)

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Pour moi, « molle » est le mot qui qualifie le mieux l’année qui vient de s’écouler. Mais c’est surtout parce que 2011 avait été exceptionelle : on avait eu droit à Xenoblade, The Witcher 2 et Skyrim. Autant dire que le RPG lover qui sommeille en moi en bande encore. Et à l’aube de la Dernière Année (oui, c’est comme ça que j’appelle 2012 maintenant), mes seules sources d’intérêts étaient Kingdoms of Amalur, Risen 2, Darksiders 2, Dishonored et Kingdom Hearts 3D. Cependant, quelques bonnes surprises ont fait leur apparition en cours d’année, comme le tout récent Paper Mario : Sticker Star, ou Chivalry Medieval Warfare.

Alors pourquoi Darksiders 2, vous allez me dire ? Pourquoi pas un vrai RPG comme Kingdom Hearts 3D ou Paper Mario ? Parce que Darksiders 2 est un jeu d’une qualité et d’une finition à la hauteur d’un Zelda et qu’il n’a pas eu l’attention qu’il méritait. Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais THQ, l’éditeur du jeu, un des pontes de l’industrie, responsable pour la publication d’excellents jeu comme Saints Row The Third, Red Faction, Dawn of War, Metro 2033 et bien d’autres, est dans la merde. L’entreprise est sur le point de mettre la clef sous la porte, et le jeu sur lequel THQ misait le plus pour se sortir de l’embarras était Darksiders 2. Bien que s’étant vendu à plus d’1,5 millions unités, cette planche de salut est loin d’atteindre les espérances de ventes de l’éditeur. Et quand on voit le nombre écœurant de copies que Black Ops 2 a vendu en une semaine, je les comprends (« Mais pourquoi les joueurs ont-ils si mauvais goût ? Faut-il éduquer les jeunes joueurs à coups de 8-bifles ? », un dossier à voir le jour prochainement sur le Blog). La situation de THQ est tellement précaire qu’ils ont dû avoir recours à un Humble Bundle, technique de promotion normalement réservée aux jeux indépendants. Pire que ça : la semaine dernière, ils offraient Métro 2033 à tous ceux qui likaient leur page facebook, dans l’espoir d’éveiller l’intérêt des joueurs pour sa suite, Métro Last Night, à paraître en mars 2013. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour sortir des oubliettes dans lesquelles ils sont tombés. Bref, trêve de digressions, qu’en est-il du jeu en question ? En gros, ils ont repris la formule du premier Darksiders (un mélange très réussi entre un Zelda et un God of War), et l’ont amélioré à tous les niveaux. Il y a aussi deux grosses nouveautés : un système de loot et d’équipement, ainsi qu’une progression par arbres de talents façon meuporg. Autant être clair : le jeu a très peu de défauts et mérite amplement d’être acclamé comme un des meilleurs jeux de l’année, indépendamment de la situation de son éditeur. Je dois toutefois avouer que la décision a été difficile avec Dishonored dans la balance.

Et qu’en est-il de mes attentes pour 2013 ? Eh bien, hormis les AAA comme Bioshock Infinite, je suis curieux de découvrir les titres indés qui surgiront sur Kickstarter, ainsi que la next-gen qui devrait débarquer au prochain E3.

JonhyBleez aime Dishonored

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Quand je l’ai approché pour la première fois, c'était durant la gamescom au mois d'août. Le jeu tournait sur Xbox 360 et le pad était de sortie. Notre premier contact ne m’avait donc pas marqué. J’ai même été déçu à vrai dire. Ce qu’il nous fallait, c’était un tête à tête, afin que l’on remette les choses au clair. J’ai ensuite appris à le connaître. Je l’ai aimé pour sa direction artistique remarquable me plongeant dans cet univers rétro futuriste débordant de créativité. Je suis tombé amoureux de son level design malin et si subtil. Ici, j’ai vraiment eu l’impression de pouvoir découvrir moi-même les différentes façons de terminer une mission.

Dishonored a réussi à faire ce que peu de jeux ont fait au cours de cette année. Je l’ai recommencé plusieurs fois. Je m’amusais vraiment avec lui. Mon personnage découvrait ses nouveaux pouvoirs, renforçant ce sentiment de générosité offert pas les développeurs. Une générosité dans la liberté. Une liberté dans les choix, tout le temps, partout. Choix de notre style d’approche. Choix des armes. Choix de nos actions. Choix de me laisser seul maître à bord de mon aventure. Audacieux et allant à contre sens de cette tendance qui tend à nous prendre par la main, nous joueurs, à nous dicter notre façon d’agir, voilà comment je décris mon jeu de l’année. Malgré quelques faiblesses comme ses textures un peu baveuses, sa modélisation de personnage approximative et son scénario peu inspiré, j’ai adoré jouer à Dishonored.

Un jeu d’infiltration à la première personne comme il est rare d’en voir. Allez, on veut une suite. Un décor toujours sompteux et plus grand, une histoire plus fouillée et un temps de jeu rallongé ! Merci Arkane Studios d’avoir fait Dishonored pour moi et pour le jeu vidéo.

Laurent aime Guild Wars 2 (et Gilles Péon)

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J’ai eu pas mal de bons jeux cette année ci, mais aucun ne m’a procuré autant de plaisir que Guild Wars 2. Je l’attendais de pied ferme depuis de nombreuses années avec, je l’avoue tout de même, un tout petit brin de scepticisme vu toutes les nouveautés annoncées et l’axe de travail très ambitieux choisi par les développeurs. Pourtant, dés même les premières minutes de jeu lors des bêta tests, le MMORPG d’Arenanet m’a très rapidement convaincu et m’a prouvé ses énormes qualités.

Déjà, la qualité de l’affichage est irréprochable, mais surtout dans les options de personnalisation, possibilités de création et dans sa nouvelle densité que Guild Wars 2 prouve toute sa valeur. Le GW premier du nom à bien changé ! On en a juste gardé les grandes lignes. Guild Wars est désormais un jeu vivant, où la moindre de mes actions sera prise en compte, aura de l’impact sur les évènements et le reste de l’univers en subira peut être les conséquences !

En tout cas, Guild Wars 2 est un de ces jeux, qui change tout le temps, qui demande une approche un peu différente de ce qui se fait ailleurs et qui apporte un léger vent de fraicheur au monde du jeu vidéo qui en à tant besoin. Il ne faut pas oublier non plus qu’il s’agit d’un des seul MMO qui ne nécessite pas d’abonnement, qui ne récompense pas forcément toujours le no-life et qui est continuellement mis à jour via des events mensuels ! Et ça aussi j’adore... Rejoignez moi !

Pada aime Max Payne 3

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On est difficilement déçu lorsque les gars de chez Rocktar nous sortent un jeu de leur chapeau. GTA, Red Dead Redemption, LA Noire, les studios New-Yorkais ont toujours fait mouche dans le milieu. On pouvait donc compter sur eux pour reprendre des mains de Remedy un Max Payne qui serait bien digne de ses prédécesseurs.

Dans ce 3e opus notre anti-héros quitte New York pour un Sao Paulo ensoleillé et rempli d’alcool. Mais la vie de rêve tant attendue se transforme vite en cauchemard quand ses riches employeurs sont cibles de vilains terroristes. Max devra donc tout faire pour sauver ses employeurs et surtout, rester en vie dans les favélas remplis de mercenaires.

Les codes de la série sont respectés, les antalgiques et autres Bullet Times sont bien évidements présents. L’atmosphère est plus que travaillée et les graphismes sont époustouflants.. Les décors regorgent de détails, nous passons des boites de nuits aux tours en constructions, des bars de New-York aux favélas de Sao Paulo.

Le tout est rassemblé dans un scénario puissant et mature avec un gameplay old school vraiment agréable. Le jeu regorge de fusillade, de détails et de touches d’humour, tout ça emballé d’une ambiance sombre et d’une aventure chaotique. Max Payne est pour moi la révélation 2012. Un jeu tout simplement beau et surprenant.

Le seul regret pour moi est d’avoir un moment terminé l’aventure et d’avoir eu sous les yeux le générique final, espérant au fond de moi la suite des aventures de l’oncle Max.

Washisama aime Catherine

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Pourquoi Catherine ? Parce qu’il fut un temps, les surprises nippones de ce genre étaient légion. Et puis d’un seul coup, pouf, plus rien. Du coup, quand les premières dépêches du titre se sont fait entendre par chez nous, j’ai tout de suite vu en elles, l’annonce du Graal. Aujourd’hui, avec un peu de recul et après une dizaine de mois, je peux dire avec certitude que l’attente en valait le coup. Parce que Catherine, c’est avant tout une histoire.

L’histoire de Vincent, Katherine et Catherine. L’une est sa copine en passe de peut-être devenir sa femme, l’autre est une jeune fille un peu salope avec qui il va partager quelques nuits. A vous de faire pencher le coeur de Vincent pour l’une plus que l’autre histoire de la jouer monogame, ou pour les deux, et ça c’est beau. Au final, il ne m’en fallait pas plus. Est-ce que je l’ai terminé ? Non. Est-ce que j’y pense ? Tout le temps.

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