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Omerta (O·mer·ta (-mûrt, mr-tä), c’est une règle, un code qui interdit de parler ou de divulguer des informations sur les activités d'une organisation criminelle. En effet, j’ai vu ce que l’on faisait aux gars qui parlaient. Il se dit qu’il sera protégé, que s’il dit tout ce qu’il sait au shérif de la ville, il pourra se faire aider. Bien au contraire, c’est par une balle entre les deux yeux qu’il finira ad patres. Évidemment, la police tourne pour le chef de la ville. Vous.

 

L'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai.

Les années 20. La Prohibition. Atlantic City. Le rêve d’un homme qui débarque de sa Sicile natale. Régner d'une main de maître sur la ville avec ses hommes de main. Éliminer ses principaux rivaux et faire des affaires avec les politiques et les forces de l’ordre. Voilà ce que vous propose le jeu. Omerta : City of Gangsters, c’est un peu le Nucky Thompson simulator. Si vous ne savez pas qui est Enoch Malachi "Nucky" Thompson, arrêtez-vous ici, procurez-vous tout de suite les 3 premières saisons de Boardwalk Empire, puis revenez une fois avoir dévoré chaque épisode.

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Omerta : City of Gangsters est jeu de stratégie avec des combats tactiques au tour par tour. Ces combats ont lieu lors de certaines missions aléatoires (tendre une embuscade, faire un raid dans une armurerie, sortir quelqu’un de prison) ou via des missions du scénario qui sont, elles, obligatoires. Pour les missions aléatoires, on peut choisir d’assigner son équipe, un membre en soutien et de simuler ensuite la mission. Le succès ou non de cette dernière dépendra du pourcentage de réussite indiqué sur la feuille de lancement de mission. Disons qu’une fois à plus de 75%, ça doit passer. À moins d'être un poisseux mais ça, personne n’en peut rien. 

On retrouve lors des combats un système de couverture mais celui ci n’est pas très égal et les position sécurisée sont placées n’importe comment. Les combats prennent en compte un système d’infiltration, qui permet de voir les ennemis sans être vu. Parfait pour planifier son approche mais on ne l’utilisera pas forcement. Pour le reste, c’est du classique. En fonction de leurs statistiques, nos personnages possèdent plus ou moins de points d’action et de points de mouvement. Ces points sont utilisés pour se déplacer, les autres pour attaquer, soigner,..., faire une action. Certaines nécessitent plus de points que d’autres. Il est donc toujours important de préparer son tour et de bien calculer ses actions pour être sûr de maximiser ce dernier.

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Enfin, si un personnage est blessé, il bénéficiera de différents handicaps pouvant le priver de points de mouvement ou encore lui faire perdre des points de vie à chaque tour. La fiche des personnages reprend des éléments de celle d’un RPG. Tous nos personnages ont un background bien fouillé duquel découlent leurs statistiques. Un personnage peut débloquer de nouvelles compétences quand il passe un niveau et s’équiper avec de nouvelles armes si on en a acheté au shérif. À nous de faire l’équipe la plus homogène qui soit.

 

Je reviendrai je ne sais pas quand, cousu d'or et brodé d'argent

Le reste du temps, on joue à l’autre partie du jeu, celle où l’on se remplie les poches de billets verts. La ville d’Atlantic City est divisée en plusieurs quartiers plus ou moins grand au sein desquels on doit réaliser plusieurs missions. Cela va de récupérer une somme en argent blanchi, posséder un nombre de bouteilles d’alcool ou encore d’avoir le dernier casino du quartier, peu importe la façon employée pour faire fermer ceux de la concurrence. On possède deux types de monnaie, l’argent sale et l'argent blanchi. Le premier sert à tout (corruption, achat d’arme/bière/alcool, modifier ses bâtiments) et le second plus spécifiquement à l’achat de certains types d’immeubles et de leur modification. 

On retrouve également un indice de respect et un indice de peur, qu’on fera monter en effectuant diverses action ou en créant certains types de bâtiment. Ces indices doivent parfois atteindre un nombre défini afin que l’on puisse débloquer la suite de la mission. Un exemple, tel personnage acceptera de vous aider uniquement si votre indice de respect atteint 60. Cela voudra dire que les habitants du quartier vous respectent et sont prêt à faire affaire avec vous. Quant à l’indice de peur, il vous permet de faire descendre le prix des loyers ou encore de menacer certaines personnes pour leur tirer des informations.

 

Che peccato

C’est dans cette partie du jeu que se trouve selon moi le principal défaut du titre. On doit souvent faire la même chose. Payer ou menacer une personne pour découvrir de nouveaux lieux. Faire fermer le bar d’à côté pour que le notre tourne à plein régime. Louer différents bureaux et commerces et y installer ses business pour commencer à récolter de l’argent. Les missions se ressemblent souvent dans leur dénouement. L’ensemble du quartier nous appartient, le FBI ne peut plus nous attaquer et on attend d’atteindre ce que la mission exige pour la terminer et passer à la suivante. 

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Heureusement cependant, le scénario est assez plaisant à suivre, même s’il est clair que l’on ne jouera pas à Omerta : City of Gangsters pour ce dernier. On ne s’ennuie pas? trop vite, car il y a cet automatisme qui se met tout doucement en place et qui dérange une fois les premières missions terminées. Pour avancer dans le jeu, on doit faire prospérer nos affaires, prendre le pouvoir dans le quartier et passer implacablement par toutes ces tâches redondantes. A moins d’être novice dans le genre, on est bien vite frustré. 

 

Una sorpresa con un assaggio poco soddisfasciente 

Omerta : City of Gangsters déçoit quelque peu. J’ai parcouru le solo d’un coup et il m’aura occupé pendant une quinzaine d’heures. Pour les plus habitués, il est impératif de pousser la difficulté à son maximum, et pour les autres, d’éviter le mode facile. Le titre n’offre que peu de challenge. On a vite plein d’argent et on est intouchable. Les combats sont eux aussi trop faciles et bourrins. La faute à une IA qui n’exploite pas nos erreurs. De plus, une fois que nos personnages atteignent un niveau moyennement élevé, ils deviennent vraiment intouchables.

Le contexte historique se prêtait pourtant bien à l’idée de départ. L’ambiance, la direction artistique et le scénario se mêlent ensemble et donnent au jeu un cachet authentique. Si je suis peu convaincu par sa rejouabilité, on retrouve néanmoins un mode bac à sable où l’on ne fait pas grand chose et un mode multijoueur (coop et duel) auquel je n’ai pu m’essayer, faute de joueurs pour m'accompagner. En attendant que les gars de Haeminont Games corrigent ce qui ne va pas dans leur jeu, il est préférable d’attendre patiemment avant de se le procurer. Dommage !

 

 

Les plus

  • La durée de vie
  • Le doublage excellent
  • L'ambiance générale soignée

Les moins

  • C'est mou
  • Pas de véritable challenge
  • Assez répétitif
  • On tourne vite en rond

Editeurs : Kalypso Media

Développeurs : Haeminont Games

Genre : Gestion, Stratégie tour par tour

Multijoueurs : oui

Classification : Déconseillé aux moins de 18 ans

Existe sur : PC, Xbox 360, Mac

Note : 13/20

Jan 31, 2012 by JonhyBleezphoto of 'Le Blog Jeu Vidéo'

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