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Fans de Fantasy, arrêtez-vous : ce Coup de Projo est pour vous ! Je vais vous présenter deux séries de bouquins de deux auteurs de Fantasy cultes : Robin Hobb et David Zindell. Si vous ne les connaissez pas encore, c’est une erreur que je vais rectifier de ce pas ! Et n’ayez crainte, j’éviterai les spoils !

L’Assassin Royal, de Robin Hobb

Margaret Astrid Lindholm Ogden, aka Robin HobbRobin Hobb est le second pseudonyme d’une écrivain extrême prolifique (elle écrit grosso modo une brique par an) du nom de Margaret Astrid Lindholm Ogden. L’Assassin Royal est une saga composé de deux trilogies, The Farseer Trilogy et The Tawny Man Trilogy, qui sont divisées et réunies en une série de 13 livres en version française. C’est la première trilogie qui a conféré à Robin Hobb sa notoriété dans le milieu du Fantasy. A son sujet, George R.R. Martin, auteur de Game of Thrones, écrit : « Les romans de Robin Hobb sont des diamants dans un océan de zircon. » Si ça, ce n’est pas une marque de qualité…

L’histoire de l’assassin royal retrace les aventures d’un jeune garçon au nom inconnu, bâtard de l’héritier du trône des Six-Duchés, pays où se déroulent les romans. Son père décide de renoncer à son titre des suites de l’annonce de son existence et il se retrouve projeté à l’âge de 6 ans dans un monde où les intrigues et la politique ne font guère fit d’un bâtard royal responsable de troubles au sein de royaume.

Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire, sous peine de vous spoiler (et à ce titre, ne lisez pas la 4èmede couverture du premier roman), mais je peux vous parler des thèmes généraux de la saga.

Oubliez vos idées préconçues sur le Fantasy : il n’est pas question ici de trolls, d’elfes, de boules de feu magiques et autres joyeusetés propres à l’héroïc-fantasy. La vision du fantasy de Robin Hobb est bien particulière et penche plus vers le Dark Fantasy que vers l’heroïc. Cela ne veut pas dire pour autant que le personnage principal (et narrateur) ne dispose pas de certains pouvoirs particuliers, mais qu’il est souvent plus victime que héros. Les thèmes de l’histoire tournent autour des intrigues politiques, des secrets, des allégeances, des magies cachées et/ou interdites, de l’amour, de la frustration, etc. Le monde de l’assassin royal est mature, complexe, archaïque, impitoyable et souvent injuste, et c’est avec un réel plaisir que l’on suit l’évolution du héros au court de son enfance, de son adolescence et de sa vie d’adulte.

L’assassin royal est une saga pour le lecteur averti et n’est pas à mettre dans les mains des plus jeunes (moins de 12 ans). Il ravira toutefois les amateurs de Fantasy en recherche d’aventures dramatiques et originales. L’assassin royal est un cycle rafraichissant et mature que tout Fantasy lover dévorera les yeux grands ouverts.

Le Cycle d’Ea, de David Zindell

David Zindell, la moustache au ventAuteur moins connu et tout aussi méritant, David Zindell a écrit à part égal sur la Science-Fiction et le Fantasy. Sa contribution à cette dernière catégorie se nomme le Cycle d’Ea, une série de quatre romans (sept en version française) encensée par la critique.

Valashu Elahad, le septième fils d’un roi dirigeant un pays au bord de la guerre, décide de partir, accompagné d’amis, à la recherche du seul artéfact capable d’endiguer les ténèbres menaçant d’engloutir le monde : la Pierre de Lumière. Cet objet légendaire serait l’unique espoir d’arrêter la progression des armées de Morjin, le despote à la puissance et aux pouvoirs démesurés qui cherche à s’emparer des derniers territoires libres du continent d’Ea. Val, possédant le don singulier de ressentir les émotions de ceux proches de lui, décide donc de se lancer dans cette quête jugée folle et inutile par ses pairs.

Si on venait à faire une analogie de l’histoire, on pourrait la comparer à la quête du Graal avec, comme principal antagoniste, un Hitler immortel doué de pouvoirs surnaturels. Mais ce ne serait pas rendre justice à l’auteur, qui emploie ces thèmes pour véhiculer une histoire et une signification plus profonde. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ, cette quête du Graal s’achève assez « rapidement » et le véritable récit ne se dévoile qu’après sa conclusion.

Ceux qui jugeraient l’histoire trop générique se tromperaient lourdement : à chaque chapitre, il y a des surprises et des retournements de situation. A tel point que j’ai rarement lu de livre où autant d’évènements se déroulent consécutivement en me laissant un temps de répit aussi court, sans pour autant m’asphyxier. Chaque chapitre est une perle qui vous laissera toujours à vous demander ce qu’il pourrait bien arriver de plus extraordinaire au chapitre suivant.

Avec le cycle d’Ea, on se retrouve également en présence d’une œuvre qui sort des sentiers battus de l’heroïc-fantasy : pas de créatures fantastiques et pas de magie toute-puissante. Celle-ci n’est présente pratiquement que par le biais de rares pierres magiques, possédant des pouvoirs et des attributs spécifiques.

Le cycle d’Ea est une œuvre unique et resplendissante, le terme « épique » étant trop restrictif pour décrire les aventures de Valashu Elahad. Un must-read qui vous tiendra en haleine de bout en bout.

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