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2013 sera-t-elle l’année qui anéantirait définitivement le marché du jeu vidéo d’occasion ? Nous le saurons rapidement. Différents constructeurs et éditeurs ne pensent plus qu’à une chose pour assurer leur avenir à court terme : Lier leurs jeux vidéo à une même console. Si cela semble prendre forme, c’est le gamer sans le sou va s’en voir bien déçu…

 Le gaming est il devenu un luxe ?

L'occasion, l'orientation des pauvres ?Pour moi oui ! Il est vrai qu’avoir la possibilité de débourser entre 50 et 65€ pour s’approprier un titre neuf en magasin n’est pas donné à tout le monde (et je ne prends même pas compte des sommes abominables demandées par certaines entreprises pour qu’un gamer aie le bonheur de s’offrir un jeu dans une version limitée ou collector). Je suis persuadé que, pour des millions de gens, l’achat d’un jeu vidéo neuf est devenu une dépense importante, un acte considérable, voir même pour d’autres, un geste complètement impossible.

Personnellement dans cette situation et pour lutter contre ce fléau de prix inabordable, je me suis très souvent retourné vers le marché de l’occasion. Le jeu de seconde main me permettant de retrouver un jeu vidéo qui certes avait déjà servi chez un autre joueur, mais que j’allais payer bien moins cher ! De plus, celui-ci me procurerait quoi qu’il arrive l’équivalent de plaisir une fois dans ma machine que si je l’avais acheté neuf. Sensation et avis que je dois certainement partager avec d’innombrables personnes de par le monde vous ne pensez pas ? Car c’est justement cela qui pose problème.

Aujourd’hui, certains responsables et hauts gradés du monde du jeu vidéo ont réalisé que les millions d’euros que brassent depuis plusieurs années le marché du jeu vidéo d’occasion auraient bien mieux place dans leurs poches. Ils estiment qu’il est temps d’agir et ont ainsi entamé des démarches plus que sérieuses pour qu’ils soient les seuls bénéficiaires des ventes de leurs produits.

Sony dépose son brevet

Les next Gen seront 100% liée à nous ?Nous sommes désormais loin des premières rumeurs, il s’agit d’un fait accompli depuis ce 3 janvier 2013, date où Sony Computer Inc a déposé avec grand fracas un brevet qui devrait définitivement tuer le marché des jeux de seconde main sur sa prochaine console (Playstation 4 ou PS Orbis). Ce document, que je vous mets en annexe en fin de texte et répondant au doux nom de US20130007892, montre clairement la volonté du géant nippon d’anéantir toutes les possibilités d’un éventuel changement de propriétaire de ses produits.

Les First Parties (constructeurs de consoles et également développeurs/éditeurs de leurs propres jeux) ne s’en cachent plus et montrent nettement leur volonté de tuer ce « trafic » avec la publication de ce genre de documents. Car oui, Sony n’est pas seul dans ce combat, puisque Microsoft qui prépare sa nouvelle Xbox également, ne demande qu’à leur emboîter le pas et à faire rentrer encore plus de biffetons. Et pire encore pour nous joueurs, la majorité des éditeurs tiers partageraient également cette vision des choses et n’hésiteraient pas à se ranger du côté des assassins de l’occaz’, sauf que de leur côté on le crie pas, on le pense juste très fort et y va d’un petit communiqué de démentis peu crédibles de temps à autres histoire de se couvrir.

La technique de combat

Mon jeu sera comme mon chien alors ?Comment vont-ils s’y prendre pour endiguer le marché de l’occasion ? La méthode est encore un peu floue, mais très plausible quand même. Ce serait via un tag d’identification que le jeu vidéo serait lié à notre console. Un code unique, qui serait directement gravé sur une micro puce dans la version physique des jeux probablement. Il se débloquerait lorsque le jeu serait lu pour la première fois dans la console et à chaque utilisation du disque ce code vérifierait l’identifiant du joueur ou de la console pour donner ou non l’accès au jeu (entre ID du gamer ou ID console, le choix n’est pas encore fait). Le titre ne serait jouable que sur une seule console ! Ce qui implique que le jeu possédé ne pourrait être que lu dans la console ou il à tourné pour la première fois et donc inutilisable par une autre personne que l’acheteur.

Autre incidence de ce procédé, impossible de jouer à ce jeu si l’on possède plusieurs consoles à la maison, une dans le salon, un dans son bureau, ou dans les différentes chambres des enfants par exemple, il faudra une copie de jeu pour chaque console possédée. Fini aussi de prêter ses jeux à ses amis ou d’apporter son Sing Star, Buzz ou autres Just Dance chez des amis pour des soirées endiablées ! Le genre de choses inacceptables et qui, l’air de rien, toucherait aussi un peu à notre liberté, bafouerait notre droit le plus strict de jouir comme bon nous semble de nos biens personnels. Moi je dis c’est l’abus…

Mais restons prudents

Aux aaaarmes... Défendons nous gamers !Le brevet à bel et bien été déposé, cela ne veut pas dire pour autant qu’il a été validé et accepté ! Le procédé proposé par Sony pourrait être prochainement jugé comme « trop drastique » et donc rejeté. Cette éventualité est possible. Dans quel cas les japonais et leurs amis du jour devraient revoir leur copie et y apporter quelques amendements. Mais franchement, moi je pense que ça pue quand même.

J’essaie tout de même de rester optimiste, je me dis qu’il ne faut pas oublier que mal de vies dépendent du marché de l’occasion. Des milliers de boutiques, de gens, sites internet,… vivent de l’achat et de revente de jeux d’occasions. Il ne faut certainement pas non plus les mettre de côté, sans nul doute qu’eux aussi se battront comme des lions pour garder leur gagne pain si de telles conditions étaient mises en place. Et surtout NOUS, les gamers comme vous et moi ! En tant que joueurs passionnés, allons-nous laisser ce genre de projet s’accomplir sans réagir ? Je ne pense pas. Pour conclure, je crois qu’une nouvelle guerre va commencer entre les consommateurs, le réseau parallèle de l’occasion et l’industrie du jeu vidéo.

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