Sommaire

Fermer
thumbnail

Référence technologique de l’univers graphique des jeux vidéo, Crysis a longtemps fait office de figure de proue pour tout un chacun, amoureux de la crème des effets spéciaux vidéoludique. Et il faut dire qu’en novembre 2007, lorsque le premier épisode de la série sort, il s’en tire avec les honneurs et le respect du cercle, jusque-là, assez fermé des FPS qui s’en sont, jusque-là, assez bien sortis. Seulement, comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a fallu que les développeurs de Crytek sortent un second volet. Assez moyen, ils ont tout de même eu l’audace de remettre ça en y allant pour un troisième (et dernier ?) opus.

D’emblée, j’apprécie la simplicité des titres de la saga. Pas de fioriture ou de tag-line à rallonge pour faire genre. Ici on va à l’essentiel. Crysis 3 est donc, comme son nom l’indique, le troisième volet de la série. Ensuite, je précise au lecteur intéressé que ce test se déroule sur PlayStation 3. Oui il s’agit d’une console. Du coup, je vais tout de suite pouvoir répondre à la question qui brûle toutes les lèvres : Est-ce que c’est beau ? Et bien pour être complet et pour ne pas biaiser ce test, il faut avouer que le fossé technique entre la version PC, qui va pouvoir bénéficier, au détriment de votre portefeuille, d’une configuration à jour et donc à même de vous en mettre plein les yeux, et la version console qui au mieux, date de 2007, joue énormément dans le ressenti et l’expérience de jeu. Il vous suffit de jeter un oeil à un des trailers ingame du jeu et d’ensuite y jouer sur votre console de salon pour avoir une sévère impression d’intrusion anale. Comparés à la version PC, les graphismes sont loin d’être impressionnants. Des textures fatiguées et des baisses de framerate inexplicables dès qu’on se retrouve dans un espace un peu ouvert viennent un peu noircir le tableau. Maintenant, en comparaison à ce qui se fait de mieux sur PS3 et 360, il faut tout de même avouer que Crysis 3 s’en tire par trop mal. Moteur physique CryEngine 3 oblige, l’aspect et les rendus sont tout ce qu’il y a de plus honorable.

Mais qu’est-ce qu’on fait ici ?

Psycho a vachement perdu de sa superbePour bien saisir la trame de cet épisode, il faut remonter à des temps plus anciens. Dans Crysis 2, on combattait des aliens dans les rues de New York tandis qu’on y incarnait Alcatraz, un marine qui écopait alors de la nanocombinaison de Prophet, le chef de l’équipe Raptor du tout premier épisode. Ensuite (accrochez-vous) on apprend que l’âme de Prophet est restée dans la nanocombinaison et que c’est donc un peu lui qui tire les ficelles et qui continue de mener la vie dure aux extra-terrestres. Dans Crysis 3, on se retrouve projeté 20 ans plus tard, dans un New York toujours aussi verdoyant qui a vu les forces du CELL s’approprier le monopole de l'énergie et qui va cette fois devoir faire face à un Prophet décryogénisé et pas content. Pour les plus anciens, Psycho (personnage principal de Crysis Warhead) sera également de la partie. Vous remarquez très vite que les années ne lui ont pas fait de cadeau.

Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

Le petit côté sauvage a son charmeVous vous y attendiez, on retrouve bien évidemment la nanocombinaison et avec elle, cette magnifique sensation d’invulnérabilité. C’est marrant comme le mot magnifique rime merveilleusement bien avec soporifique, une deuxième sensation qui va très vite s’immiscer dans la partie tellement les qualités de la nanocombinaison vont rendre le jeu (beaucoup trop) facile. Son énergie qui pour le coup remonte vachement vite, vous permet de vous camoufler à souhait et bien plus longtemps que dans les autres épisodes de la série. Les lunettes embarquées vous permettent de marquer les ennemis à travers les murs sans même devoir les avoir en visuel. Elles vous permettent également de pirater par la suite les mines et les tourelles pour les retourner contre les ennemis. Et comme si ça ne suffisait pas, il vous sera très vite possible d’améliorer encore votre combinaison pour la rendre encore plus folle et plus coriace face aux rafales ennemies, une jauge d’énergie encore plus fournie et tout ça bien évidemment pour votre plus grand plaisir. Alors, il faut savoir que même en mode vétéran (qui n’est cependant pas le mode le plus difficile du jeu) les phases d’actions finissent très vite par faire ressortir le côté sous-doué de votre assaillant. Je ne sais pas. Le manque de motivation ou juste de vitamine. Ils ont de toute évidence beaucoup de mal à suivre la cadence et les montées d’adrénaline se feront dès lors très rares. Et puis (je rajoute une couche) il y a l’arc. L’arc en fait, c’est genre une arme surpuissante qui, non seulement, peut dézinguer l’ennemi avec une seule flèche, mais qui en plus vous permet de tuer tout en restant en mode camouflage, chose qui n’est pas possible avec les autres armes dites conventionnelles.

En cours de rattrapage ?

Le chasseur en pleine action !C’est bel et bien le multijoueur qui peut, s’il trouve son public, sauver Crysis 3 d’une mort lente et douloureuse. Il propose certes des parties de 12 joueurs maximum, mais celui-ci est décliné en 8 modes plus ou moins bien pensés. On y retrouve du très classique, mais le fait que chaque joueur puisse endosser la nanocombinaison rend le tout bien plus nerveux. J’avoue avoir passer un temps fou sur le mode chasseur qui met en scène deux joueurs équipés d’une combi et d’une dizaine d’autres joueurs dans la peau de soldats qui doivent tenter de survivre deux minutes. La sauce prend très rapidement et on finit vite par coopérer afin de venir à bout des deux gars en mode ninja assassin.

Une expérience de jeu amer et tristounet dû à un déséquilibre et à une multitude de petits défauts pourtant pas si difficile à anticiper. À terminer d’une traite pour avancer dans le scénario et se faire la main et puis terminer dans le mode multi histoire de tenter de justifier le prix du titre.

Les plus

  • Le New York à l'état sauvage
  • La réalisation graphique et sonore honorable
  • Le multi qui vient relever le tout

Les moins

  • Nano-combinaison déséquilibre le gameplay
  • Trop linéaire
  • Mode campagne bouclé en 3h
  • Des textures parfois hachées
  • Des baisses de framerate dans les open space

Test réalisé à partir d'une version PS3

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Crytek

Genre : FPS

Multijoueurs : oui

Existe sur : PC/PS3/360

Note : 13/20

Test de Crysis 3 sur PS3 | le Blog Jeu Vidéo

Mars 05, 2013 by Washisamaphoto of 'Crysis 3'

function rating_stars(rating){ var stars = []; for(i = 0; i < 5; i++){ if(i < rating) { stars += String.fromCharCode(parseInt('2605', 16)); } else { stars += String.fromCharCode(parseInt('2606', 16)); } } return stars } « Référence technologique de l’univers graphique des jeux vidéo, Crysis a longtemps fait figure de proue pour tout un chacun, amoureux de la crème des effets spéciaux vidéoludique.

Plus d'images