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Vous reconnaissez cette cinématique mais vous ne savez pas de qui elle provient ? Ca tombe bien, dans ce "Coup d'projo" j'ai cette fois envie de saluer le travail d'un homme de l'ombre, une personne sans qui ce que nous voyons sur les écrans ne nous paraîtrait sans doute pas aussi exellent. Ne tournons pas autour du pot, je dirais même que je vous présente un artiste ! Harry Gregson-Williams c'est un compositeur de génie devant qui on ne peut que s'incliner. Faites silence, écoutez et savourez... cette interview fictive !

Brillante histoire

Un enfant prodige !Je tenais à vous présenter aujourd'hui un grand Monsieur en la personne d'Harry Gregson-Williams. Pour les innocents, incultes et autres ignorants, sachez qu'il s'agit d'un compositeur/producteur de musiques de films et de jeux vidéos mondialement connu ! J'ai eu la chance de l'interviewer tout seul, dans ma tête hier soir durant une partie à MGS collection HD sur Vita. Voilà ce que nous nous sommes dit en toute sincérité.

Le Blog Jeu Video :

- Bonjour Harry, peux tu nous en dire plus sur toi, sur ton histoire ?

Harry Gregson-Williams :

- Bonjour Laurent, ok je vais essayer d'être complet. Je suis né le 13 décembre 1961 à Chechister dans le sud de l'Angleterre. Je suis issu d'un milieu assez modeste et étant enfant, nous vivions mes parents, mes deux frères (également compositeurs) et moi dans un endroit assez reculé de Londres. Au début, nous n'avions même pas l'électricité à la maison et vu que la passion familiale était la musique, je n'eu d'autre choix que de suivre les traces de mes parents. A 4 ans déjà, j'ai eu l'occasion de rejoindre une école de piano où j'ai appris les bases de la musiques, mais au fil du temps, j'étais plus reconnu pour mes talents au chant que pour ma musiqueinstrumentale ! Je suis alors entré au collège Saint John à Cambrige à mes 6 ans, où je suis directement recruté par la chorale de l'école pour effectuer plusieurs tournées dans toute l'Europe et participer à quelques enregistrements en studio, des bandes qui étaient à ce moment là destinées aux radios et télévisions locales.

Le Blog Jeu Video :

- Etonnant ! Tu chantais de la musique d'église à cette époque alors ?

Harry Gregson-Williams :

- Tout à fait ! C'est assez paradoxal je l'admet, alors que l'Angleterre était complètement secouée par les Rollings Stones, les Beatles, les Who,... moi je chantais de la musique d'église dont la plupart des paroles étaient en latin. Jusqu'à mes 12 ans, j'ai beaucoup chanté dans la chapelle Henri VIII à Cambridge, une période que je garde comme repère important dans ma vie et dont je me suis beaucoup inspiré pour créer quelques thèmes de films comme le Monde de Narnia, Kingdom of Heaven ou bien d'autres encore.

Le Blog Jeu Video :

- Comment es tu revenu vers ce qui t'a rendu si célèbre, la musique instrumentale ?

Harry en plein boulotHarry Gregson-Williams :

- C'est au début de l'adolescence que ma voix a changé, plus ma belle voix mélodieuse et enfantine s'éteignait, plus je retrouvais du plaisir à jouer. A mes 18 ans, je suis entré à l'école de musique de Guildhall. Je n'y suis pas très bien accueilli, du fait que je n'ai que je suis beaucoup plus jeune que la majorité des autres étudiants et au vu du milieu de ma provenance, beaucoup essaient de me décourager ou de me rediriger vers d'autres orientations, mais rien n'y fera j'en serai diplômé quatre ans plus tard ! A cette époque, je me disais également que j'aurai pu devenir chanteur d'opéra, mais la logique l'emporta.

Le Blog Jeu Video :

- Tu arrives en quelques sortes à la fin de tes études si je comprend bien ?

Harry Gregson-Williams :

- Oui, c'était une fameuse étape dans ma vie. Je n'était pas totalement sur du chemin que je voulais prendre à cette époque. Je savais que le travail de bureau n'était pas fait pour moi, que professer n'aurait guère été passionant. J'ai fini par accepter un emploi à Alexandrie, en Egypte ! Mes employeurs de l'époque avaient été séduits par ma musique et n'avaient pas tenus compte que je n'avais aucune expérience en tant que prof. Comme je le disais, instruire n'était pas ma tasse de thé, mais le fait d'aller vivre là bas, d'y apprendre la langue, les coutumes était très intriguant, je considéré ce aspect des choses comme un vrai défi rendant mon travail beaucoup plus excitant. J'ai reproduit cette expérience quelques années plus tard en Afrique, en devant enseignant pour des enfants défavorisés.

Le Blog Jeu Video :

- Quand et comment t'es venue cette passion pour la composition.

Harry Gregson-Williams :

- Cette voie, je l'ai empruntée pour la première fois dans ces pays plus défavorisés lorsque j'enseignais. A vrai dire, les étudiants n'y connaissaient pas grand chose en musique. Il m'arrivait donc de penser à quelques accords de les lancer en plein cours avec les élèves afin de voir ce que mes créations donnaient ! En 88, je suis revenu à Londres, dans une école qui visait certains exploits sportifs. La musique n'était pas le centre d'intérêt des cours, j'y ai tout fait pour développer la musique là bas durant presque 5 ans.Mais au bout du chemin, je me suis rendu compte que l'enseignement, bien que j'avais passé de très bon moments, n'était pas fait pour moi. J'avais envie de composer et j'ai commencé à m'intéresser au cinéma en parallèle. C'est donc en 1993 que j'ai créé ma première bande son pour "White Angel", un film britannique à tout petit budget. Ce n'était pas énorme comme boulot, mais je considère que ce fût le tout début de ma carrière. Je suis toujours très reconnaissant à cette production, ces cinéastes débutants sans qui je n'en serai pas là ! C'est en quelque sorte eux qui m'ont lancé dans le domaine.

Le Blog jeu Video :

- Te voilà lancé dans le monde du 7ème art...

Quel talent, quel pouvoir !Harry Gregson-Williams :

- "White Angel" n'était pas un très bon film mais il avait quand même fait l'ouverture du festival du film de Londres de 1995. C'est là bas que j'ai rencontré Stanley Mayers pour la première fois, qui est également un composituers, mais de la vieille école. Il était justement à la recherche d'un homme fiable sur qui compter pour l'aider dans ses travaux, une sorte d'assistant je vais dire. Poste que j'ai accepté, qui m'a permis de travailler sur quelques projets intéressants et de rencontrer pas mal de monde, des personnes comme Nic Roeg qui ont été très importantes pour moi, car ma collaboration avec Stanley n'a pas duré longtemps. Après un peu plus d'un an, Stanley décéda et c'est Nic qui me pris en quelque sorte sous son aile. En 1996 j'ai alors croisé la route d'Hans Zimmer qui grâce à mon expérience en chorale, m'embaucha à la base pour conduire et organiser les coeurs de "Crimson Tides" à Londres. Le succès était au rendez-vous, les bénéfices également. Hans était content de moi, à tel point qu'il m'invita dans ces studios de media "Venture Inc." à Los Angeles. Je n'en croyais pas mes yeux ! Pour être franc, j'arrivais aux Etats-Unis comme cela sans prévenir, j'avais juste ma petite valise et un simple visa de visiteur en poche ! Incroyable...

Le Blog Jeu Video :

- Commence alors ton "vrai" job ?

Harry Gregson-Williams :

- Exactement, alors que je ne pensais pas rester très longtemps là bas, Hans Zimmer m'a confié plusieurs projets de grande ampleur et je me suis retrouvé complètement immergé par la musique de film. Il m'a confié assez rapidement la composition et la conduite de plusieurs blockbusters comme "Broken Arrow" et "Rock". A ce moment là, j'ai l'occasion d'engrenger de l'expérience de haut niveau, d'approfondir mes connaissances et de me forger un nom. C'est pendant la compostion de "Muppet Treasure Island" que je me suis définitivement rendu compte que l'écriture de thème musicaux était ma vocation, ce que je voulait faire. Je pouvais exprmier toute ma créativité et en plus c'était très amusant, que demander de plus ? J'ai compris aussi que je n'tait pas prêt à quitter LA de si tôt...

Le Blog Jeu Video :

- J'en viens quand même à ce qui nous intéresse, les musiques de jeux vidéos. Comment cela s'ést il passé ?

Harry Gregson-Williams :

- C'était très inattendu, Konami m'a contacté pour réaliser la bande son de Metal Gear Solid 2 en 2001. J'avoue qu'au début, je me suis posé beaucoup de questions. Je ne comprenais pas pourquoi on me voulait pour un tel projet, alors que je n'avais aucune expérience dans le domaine ! Au final, j'ai compris qu'Hideo Kojima avait une une idée claire et nette de ce qu'il voulait. Un voulait un jeu vidéo qui sonne comme dans un film. Il m'a envoyé un CD contenant des parties de mes différents thèmes en m'expliquant que c'était ce genre de musiques, d'ambiance, qu'il voulait dans son jeu. Excité par ce nouvel exercice, j'ai foncé...

Le Blog Jeu Video :

- Qu'y a t'il de différent entre la composition de musique de film et de jeux vidéos ?

Harry Gregson-Williams :

- Ce qui est très différent, c'est que quand je compose des musiques pour un film, la plupart du temps il est déjà tourné. Je visionne chaque scène et je compose en fonction de ce qui s'y passe et de ce qui va s'y passer. Pour Metal Gear Solid 2, je connaissais les grandes lignes du jeu mais je devais d'abord composer et ensuite envoyer mes bandes à Mr Kojima au fur et à mesure que je les terminais. C'était très spécial, mais très chouette à réaliser. J'ai remis le couvert plusieurs fois ! Puis je me suis essayé au fameux Call of Duty 4, où j'ai collaboré pour écrire quelques uns des thèmes.

"Ai-je répondu à tes questions Laurent ?"Le Blog Jeu Video :

- Harry Gregson-Williams est il un gamer ?

Harry Gregson-Williams :

- A vrai dire, avant Metal Gear Solid 2, je n'était vraiment pas joueur et je n'y connaissais rien. Mais c'est vrai que maintenant je me surprend moi même à jouer aussi souvent à des jeux vidéos !

Le Blog jeu Video :

- Est ce que tu connais JonhyBleez ?

Harry Gregson Williams :

- Jamais entendu parler... désolé... Mais je connais Gilles Péon par contre !

Une idole

C'est bien beau de composer, encore faut il mettre en place !Cette interview est certes inventée de toute pièce par mes soins, les réponses n'en sont pas moins réelles. Je n'ai pas rencontré ce géant de la musique (et c'est bien dommage), mais il s'agit de la vraie histoire d'Harry Gregson Williams avec ses réelles impressions. Je voulais juste mettre en avant ce personnage, ce travailleur passionné, qui reste dans l'ombre des acteurs, réalisateurs et autres personnes gravitant autour d'un film ou d'un jeu. On pense rarement à aller voir qui s'est occupé de la bande son de ce que l'on regarde à la télé, au cinéma ou en plein jeu, on a même du mal à réaliser quel impact cette bande son à sur notre manière de voir et d'apprécier ce que nous voyons. Gregson-Williams est pourtant très doué lorsqu'il s'agit d'accompagner les images avec les musiques adéquates.

Moi, j'en suis devenu fan en visionnant les films Ennemis d'état, Spy Game, Shrek et Armageddon. Il a ensuite travaillé sur des films que j'ai beaucoup aimé comme Man on Fire, Déjà vu, Unstoppable (oui j'aime aussi Denzel Washington) et Prince of Persia. J'ai vu beaucoup de films sur lesquels il a apposé sa griffe, mais c'est ceux qui m'ont laissé la meilleure impression. J'ai l'impression que ce mec à quelque chose en plus en lui pour mettre en place une musique dite "de guerre" qui colle parfaitement à la peau de ce que nous avons à l'écran. Il arrive à inspirer tant de notions, de sentiments et de valeurs à ces compositions, que le film (ou le jeu) en prend directement plus d'ampleur. C'est principalement cette qualité que j'apprécie chez lui. De plus, Monsieur Gregson-Williams est un touche à tout et c'est tout à son honneur, puisqu'il est également très doué pour mettre en musique bien d'autre gammes de films, de la comédie à la romance en passant par des films à supenses ou les dessins animés J'ai moi aussi été très surpris lorsqu'on a fait appel à lui chez Konami, mais il m'a littéralement bluffé avec cette intro de Metal Gear Solid 2 ! Pour un premier exercice du genre, c'était terrible. Et ne parlons même pas du reste, qui était à la hauteur des attentes.

Je reste persuadé que si notre Harry n'avait pas travaillé sur tous ces films ni sur la saga Metal Gear, certains n'auraient peut être pas eu le même panache ni le même succès ! A n'en pas douter, Gregson-Williams apporte un vrai plus à tout ce qu'il approche... J'espère de tout coeur que nombreux seront les films où nous le retrouverons en grand chef musical et surtout qu'il sera une fois encore l'auteur des principâux thèmes dans le prochain épisode de Metal Gear, le déjà tant attendu "The Phantom Pain".

Sa jeuvidéographie

Phantom Pain avec ou sans Harry ?- Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty de Hideo Kojima (co-compositeur avec Norihiko Hibino) (2001)

- Metal Gear Solid 3: Snake Eater de Hideo Kojima (co-compositeur avec Norihiko Hibino) (2004)


- Call of Duty 4: Modern Warfare (musique de Stephen Barton) (musiques additionnelles) (2007)


- Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots de Hideo Kojima (co-compositeur avec Nobuko Toda) (2008)

Sa filmographie

Prince of Persia, c'était lui aussi !2012
 Total Recall de Len Wiseman
 
2011
 Mission : Noël de Sarah Smith
 Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau
 
2010
 Un jour dans la vie de Kevin Macdonald
 Shrek 4 de Mike Mitchell
 Unstoppable de Tony Scott
 Prince of Persia : les sables du temps de Mike Newell
 The Town de Ben Affleck
 Twelve de Joel Schumacher
 
2009
 Pelham 123 - L'ultime station de Tony Scott
 X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood
 
2008
 Le Monde de Narnia : chapitre 2 - le Prince Caspian d'Andrew Adamson
 Jolene de Dan Ireland
 
2007
 Em de Tony Barbieri
 Gone Baby Gone de Ben Affleck
 Shrek le troisième de Chris Miller
 Le Nombre 23 de Joel Schumacher
 Joyeux Noël Shrek de Gary Trousdale (court métrage TV)
 The Riches de Peter O'Fallon (série TV) (3 épisodes) avec Toby Chu
 
2006
 Seraphim Falls de David Von Ancken
 Souris City de David Bowers
 Déjà Vu de Tony Scott
 The Uninvited de Louise Runge (court métrage)
 
Et ca aussi c'est du Gregson Williams !2005
 Kingdom of Heaven de Ridley Scott
 Domino de Tony Scott
 Le Monde de Narnia : chapitre 1 - le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique d'Andrew Adamson
 
2004
 Shrek 2 d'Andrew Adamson
 Man on Fire de Tony Scott
 Team America, police du monde de Trey Parker
 Return to Sender de Bille August
 Bridget Jones : L'âge de raison de Beeban Kidron
 Le Roi de Las Vegas de Jeffrey Katzenberg
 
2003
 Bienvenue dans la jungle de Peter Berg
 Veronica Guerin de Joel Schumacher
 Sinbad - la légende des sept mers de Tim Johnson
 Shrek 4-D de Simon J. Smith (court métrage)
 The British Schindler de Robin Bextor (documentaire TV)
 
2002
 Sinbad La legende des sept mers de Tim Johnson et Patrick Gilmore
 Passionada de Dan Ireland
 Phone Game de Joel Schumacher
 Beat the Devil de Tony Scott (court métrage)
 AFP: American Fighter Pilot de Jesse Negron (série TV réalité)
 
2001
 Spy game, jeu d'espions de Tony Scott
 Powder Keg d'Alejandro González Iñárritu (court métrage)
 Shrek d'Andrew Adamson (co-compositeur avec John Powell)
 Spy Kids de Robert Rodriguez (Co-compositeur avec Danny Elfman)
 
2000
 Les Aventures de Tigrou de Jun Falkenstein
 King of the Jungle de Seth Zvi Rosenfeld
 Chicken Run de Peter Lord (co-compositeur avec John Powell)
 
1999
 The Magic of Marciano de Tony Barbieri
 Light It Up de Craig Bolotin
 Le Match du siècle de Mick Davis
 Whatever Happened to Harold Smith ? de Peter Hewitt
 Vote sous influence de David Anspaugh (film TV)
 
1998
 Un tueur pour cible d'Antoine Fuqua
 Fourmiz d'Eric Darnell (co-compositeur avec John Powell)
 Armageddon de Michael Bay (co-compositeur avec Trevor Rabin)
 Ennemi d'État de Tony Scott (co-compositeur avec Trevor Rabin)
 Le Prince d'Égypte de Steve Hickner
 
1997
 Le petit monde des Borrowers de Peter Hewitt
 Le Suspect idéal de Jonas Pate et Josh Pate
 Smilla de Bille August
 Le Pacificateur de Mimi Leder
 Pour le pire et pour le meilleur de James L. Brooks
 
Qui n'a jamais vu ce film ?1996
 The Whole Wide World de Dan Ireland
 Witness Against Hitler de Betsan Morris Evans (film TV)
 Broken Arrow de John Woo
 Muppet Treasure Island de Brian Henson
 Le Fan de Tony Scott
 Rock de Michael Bay
 Poltergeist, les aventuriers du surnaturel de Richard Barton Lewis (série TV)
 
1995
 Three Miles Up de Lesley Manning (film TV)
 Full Body Message de Nicolas Roeg (film TV)
 Hotel Paradise de Nicolas Roeg (court métrage)
 USS Alabama de Tony Scott
 
1994
 Broken Heart de Matt McConaghy (court métrage)
 Le Roi lion de Roger Allers
 
1993
 White Angel de Chris Jones
 
1992
 Champion Children de Robin Bextor (série TV)

 

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