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Ce jeu ne vous dit peut être rien, mais moi je l'ai suivi durant la majorité de son développement. State of Decay, c'est un survival-horror sorti de nul part, téléchargeable depuis quelques jours en exclusivité sur le Xbox Market Place et qui mérite pour une fois de sortir la carte bancaire. Dans ce titre énorme en pas mal de points, le joueur doit survivre à une invasion de zombies affamés tout en prenant bien compte de ses propres besoins. Parole de scout, c'est loin d'être fastoche...

Le premier né

Un concurrent de taille pour DayZ ?A part les boulets comme moi, de vieux fouille merde éternellement à la recherche d'originalité et de nouveautés, rares sont ceux qui ont entendu parler de State of Decay jusqu'à présent. La faute en revient probablement à Undead Labs, par manque de moyens financiers. Il s'agit en effet d'un tout nouveau studio, tout frais tout neuf, fondé fin 2009 par Jeff Strain (un ancien employé de chez Blizzard et d'ArenAnet) et basé à Seattle. Undead Labs désire plus que tout se spécialiser dans le développement de jeux en rapport avec des zombies et se faire un nom dans ce domaine dans des délais assez brefs. Ce fameux State of Decay que je vous présente aujourd'hui se révèle justement être leur toute première vraie création ! Et quelle belle création...

La fuite entre amis, c'est souvent la meilleure solutionA la base pensé comme un MMO pour la Xbox 360, il n'en est malheureusement devenu aujourd'hui qu'un survival-horror solo dans un gigantesque open-world (je n'ose imaginer le pied que ça aurait été si le jeu avait été multijoueurs). Mais contrairement à des jeux de zombies comme Dead Island ou Left 4 Dead qui partent du même concept de base, State of Decay met d'avantage l'accent sur la survie pure et dure, l'infiltration, la furtivité, la récolte et la protection de ressources vitales, au lieu de mettre en avant le fait de pouvoir faire de la soupe de zombie après une véritable tuerie sanglante. En jouant, je n'ai cessé de courir (ou conduire) dans tous les sens afin de ne pas me faire bouffer par ces crapules de bouffeurs de cerveaux, tout en cherchant de quoi nous nourrir, nous protéger, nous soigner moi et tous les survivants que j'ai croisé sur ma route ! Car oui, l'union fait la force, il faut se faire des amis dans le jeu. Alliés qui pourraient éventuellement m'aider tôt ou tard, me rendre des services, en échange de ma protection ou de mes soins.

Fais ce que tu veux mon gars !

La discrétion sera la clé de la réussite parfois !On démarre l'aventure au bord d'un lac, dans une mignonne petite réserve pour pêcheurs, campeurs et autres randonneurs heureux. Mais on se rend vite compte que quelque chose cloche dans ce gigentesque monde ouvert, notamment en voyant un gars se faire bouffer par d'autres gars dés les premières secondes de jeu. Check : le jeu est à peine lancé de 15 secondes que décor est déjà planté ! Vite, faut se planquer, observer les lieux et trouver de quoi se défendre au cas où. Heureusement, les quelques petites missions des alentours du lac font office de tutoriel, une petite suite d'objectifs linéaires histoire de se familiariser le gameplay de base. J'apprécie sincèrement l'idée. Une fois qu'on a bien intégré qu'il faut d'abord rester calme et discret, qu'il faut grimper sur un point de vue pour examiner les environs (pour choisir intelligement sa destination en fonction des déplacements des hordes de zombies et de nos besoins les plus importants), puis enfin d'aller fouiller ces lieux de fond en comble pour y glaner différents objets. Là seulement il y a moyen de survivre !

Logiquement, les armes blanches ne sont pas très fiablesState of Decay nécessite en effet du calme et de la finesse. Bien qu'au début, j'ai eu tendance à tabasser le moindre revenant décomposé se présentant face à moi sans réellement me faire discret, j'ai rapidement déchanté au vu de la vitesse de dégradation de mon arme. Ma rame, ma poêle ou ma batte ne font pas long feu à force de fracasser des crânes. Ainsi ai-je vécu mon réel premier frisson lorsque la dernière arme blache présente dans mon sac rendit l'âme, me forcant à exécuter trois abominations à mains nue non sans mal. A ce moment là, j'aspirais tant à être bien avancé dans le jeu afin de posséder quelques armes à feu, ou avoir la capacité de créer des explosifs par exemple ! Enfin, j'ai réussi à me sauver dans un abri et rencontré par la même occasion les premiers survivants de ma partie.

Réaliser un potager dans un abri aidera à nourrir les survivants en toute sécuritéVisiblement, je n'étais pas seul sur cette grande map et je n'incarnerai pas qu'un seul personnage. Mon but en tant que joueur, c'est de composer une grosse communauté de survivants et de faire en sorte de les garder en bonne santé et en sécurité. Du moins si j'en ai envie, car rien ne m'empêche non plus de me foutre royalement des humains encore en vie, de ne jamais les recruter dans mon équipe et de regarder ceux qui sont en danger se faire dévorer en rigolant diaboliquement ! De toute façon, il arrive quand même que mes bâtiments servant d'abris à mes alliés se fassent attaquer par des hordes de zombies et que je n'aie pas eu les moyens de mettre en place la défense suffisante pour ces lieux. Face à la puissance de l'attaque, avec ou sans moi, ils claqueront quand même... Ce qui mène inexorablement à un gros questionnement : Est il préférable de vivre en tout petits groupes nomades ou en une grosse communauté fixe très exigente ? Quel personnage incarner pour gérer au mieux une situation problématique, quelles capacités dois-je faire en sorte de développer chez mes alliés ? Tant de questions qui n'ont pas forcément de bonnes réponses, mais qui montrent l'extrême importance de bien réfléchir avant d'agir ! Développer les compétences de tel ou tel survivant, ou les installations d'un site abri relevera parfois du casse tête, ainsi que de déterminer la qualité de la défense et les dons à leur faire pour qu'ils soient aptes à se défendre. Je vous l'assure, perdre un ami ou un abri que vous venez de faire évoluer durant plusieurs jour va vous rendre dingo !

GTA-Survivor-Like

Les graphismes font aussi peur que les zombies !State of Decay n'en est pas pour autant un modèle dans tous les domaines. On ne pouvait pas tout avoir malheureusement. La carte est bien grande (un peu plus de 16km² virtuels), pleine de possibilités, mais je ne manque pas de relever certaines très grosses lacunes techniques. Les développeurs ne s'en cachent pas, ils ont privilégié la profondeur du contenu et du concept au dépend de la qualité graphique. Triste que de croiser de nombreuse fois les mêmes maisons, les mêmes arbres, même styles de décors sur peu de terrain parcouru. De plus, les petits bugs, ralentissements ou effets suspects sont assez fréquents et je ne vous raconte meme pas à quel point des soucis de caméra durant une scène d'action crutiale m'ont littéralement fait pèter une case !

En ce qui concerne la qualité de l'intelligence artificielle, le la qualifierai simplement de satisfaisante. Les zombies sont assez réactifs et covaincants pour la plupart. Certains sont capables de m'entendre en train de fouiller un fond de tiroir à plusieurs centaines de mètres et d'accourir vers moi en sautant par dessus des barrières, en traversant des fenêtres,... tandis que d'autres bugent bizarrement contre des gros rochers, s'esquintent à se cogner contre des palissades dans le but de les traverser. C'est comme dans la vrai vie chez ces morts : il y en à pour tous les goûts, des malins et des c... (moins malins) ! A noter enfin, qu'à défaut d'avoir des conditions météorologiques, des cycles jour/nuit ont été instaurés et sont un plus indéniable à l'ambiance du jeu.

Pur plaisir à petit prix

La Xbox éteinte, le monde continuera de tourner !Dés les premières minutes de jeu, on ressent particilièrement les bonnes intentions d'Undead Labs. L'équipe de développement avait son idée de base et a tenté de l'exploiter à fond. Oui, les soucis techniques sont évidents et les graphismes manquent cruellement de finesse. Mais mon seul grand regret reste l'absence d'un mode multijoueurs, ou au moins d'un mode coopération, lesquels auraient donné à ce jeu une puissance de ouf !

Enfin, il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit de la première ébauche d'un nouveau studio et surtout qu'il s'agit d'un jeu du Xbox Live Arcade vendu contre 1600 points Microsoft, qui n'équivalent même pas la somme de 20€... Il faut donc en retenir qu'on se retrouve avec un jeu au contenu monumental, un soucis du détail qui impressionne et la richesse d'un gameplay de survie et de gestion qui, à mon humble avis, saura séduire la majorité des fans de jeux vidéos du genre.

Les +

  • - Un Open World avec plein de zombies
  • - Survival Horror avec de la gestion poussée
  • - Le concept des abris et des communautés
  • - L'idée de développement des installations et des survivants
  • - Jouabilité à la portée de tous
  • - Richesse de contenu et véritable casse tête infernal

Les -

  • - Graphiquement peu motivant
  • - Les bugs et soucis techniques
  • - Pas de réelle trame scénaristique
  • - Combats qui manquent de finesse
  • - POURQUOI PAS DE MULTI OU DE COOP ???

Très bon rapport qualité-prix !

Editeurs : Microsoft Studios

Développeurs : Undead Labs

Genre : Survival Horror - Gestion

Multijoueurs : Non et c'est bien dommage

Classification : Déconseillé aux -18 ans

Existe sur : Xbox Market Place sur Xbox 360

Note : 16,5/20

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